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Pour une Eglise humaine
Entretien avec Christine Fontaine

« C'est ce christianisme éclaté qui est en train de se propager
sous les décombres d'une institutin désertée. » Michel de Certeau

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(6) Commentaires et débats

Présentation

En 2010, des chrétiens ont demandé, à Michel Jondot et à moi-même, de susciter un espace de réflexion et de liberté de parole. Nous avons alors construit avec eux et mis en ligne le site « Dieu maintenant ». Ils m’ont alors suggéré qu'il serait bon de me présenter. Je l’ai fait – en répondant à leurs questions – dans l’article « A la porte » que l’on trouve sur le site.

Le 1er mai 2020, nous avons souhaité les 10 ans d'existence de ce site. A cette occasion, des amis m’ont demandé de compléter cette présentation en donnant mon point de vue… dix ans après sur l’Église, sur cette période de confinement, etc. Ces feuillets, d'une trentaine de pages, regroupent dans un même ensemble les deux entretiens. Ils sont précédés d'un texte de Joseph Moingt - notre ami depuis 1974 - avec qui Michel Jondot et moi avons travaillé tous les mois pendant 12 ans. On trouve son article ci-dessous.

Christine Fontaine
Photo de couverture « Chemin de Croix » de Dominique Penloup

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Prélude
Joseph Moingt

Si fort que la théologie m’intéressât au temps où je l’étudiais (à supposer que j’aie cessé de le faire), je n’envisageais pas d’y faire carrière, je ne me suis pas proposé pour l’exercer. Un jour, tout à la fin de ce qu’on n’appelait pas encore le “second cycle” des études ecclésiastiques, mon supérieur provincial jésuite me convoqua pour m’annoncer qu’il me destinait à être professeur dans notre faculté (on disait alors “scolasticat”) de théologie, et il le fit à peu près en ces termes : “Il n’y a pas là de quoi vous affoler ni vous flatter : tout ce qu’on vous demandera, c’est de répéter l’enseignement de l’Église.” Comme les presbytres des premiers siècles, qui n’étaient pas tournés vers l’autel mais vers le peuple, le théologien était censé se tenir entre le Magistère de l’Église et ses futurs ministres, qui répéteraient plus tard aux fidèles ce qu’ils auraient appris, pour leur transmettre les vérités de l’Écriture et de la Tradition telles qu’elles avaient été interprétées, énoncées et fixées par le Magistère au cours des siècles. Ce que je fis (à ma manière !) durant de longues années où je n’avais pas l’audace de me considérer comme un théologien qui expose sa propre pensée, mais comme celui qui enseigne ce qu’il tient d’une source autorisée.

Mais un temps vint où le théologien changea de place et de posture, c’était à peu près à l’époque où Michel me fit venir à Sainte-Bathilde (1) : il ne restait plus cantonné dans un séminaire à enseigner à des clercs, il allait en paroisse, pas seulement parler, mais aussi écouter les fidèles, les interroger, et il se retournait vers la hiérarchie de l’Église, non bien sûr pour l’enseigner, mais pour lui faire connaître la pensée du peuple chrétien, ses sentiments, ses interrogations, ses souhaits, et même ses doléances sur des questions relevant de la vie de l’Église, des pratiques liturgiques, des règles de morale et aussi du dogme, – il se faisait le porte-parole du peuple chrétien, il prêtait sa voix (ou sa plume) à ce qui commençait à devenir une “opinion publique” de catholiques français. Oserai-je dire que les (des) théologiens commençaient à se “séculariser”, à se “laïciser” ? Ils quittaient l’enceinte sacrée, ils n’enseignaient plus exclusivement la “doctrine sacrée” à un auditoire présélectionné, ils n’enseignaient même plus vraiment là où ils allaient en mission, mais ils se prêtaient aux questions d’un public laïc, majoritairement croyant mais pourtant rétif aux arguments d’autorité, parfois agressif, et ces théologiens acceptaient de se remettre en question,– eux-mêmes et la façon d’exercer leur charge, et la source et l’étendue de leur autorité, et même la doctrine qu’ils colportaient, – ils entraient en dialogue et en recherche sur bien d’autres sujets, étrangers à leur “profession”, qui émanaient de la vie dans le “siècle” et de la marche du siècle.

Je fis à Sainte-Bathilde, bien que je n’y fûs pas appelé pour les besoins du culte, l’expérience heureuse de célébrations sacramentelles dont le sens pour la foi et pour l’expérience humaine s’exprimait d’autant mieux qu’elles faisaient une large part à la parole et facilitaient la circulation de l’Évangile, lu et expliqué par le célébrant, dans la communication croyante et fraternelle qui s’établissait entre les participants, à quelque degré qu’ils fussent impliqués dans la cérémonie.

J’y fis une autre expérience, innovante et insolite, rafraîchissante, celle d’une jeune femme, dûment mandatée par son évêque pour cela, d’ailleurs théologienne diplômée, qui, en alternance avec le prêtre, lisait les textes des messes dominicales et prononçait l’homélie. Que quelqu’un, homme ou femme, soit habilité, sans être prêtre, à prendre la parole dans l’assemblée chrétienne, cela n’infirme pas la thèse que je viens de soutenir, à savoir que le prêtre est essentiellement l’homme de la parole, cela prouve seulement, mais c’est capital, qu’il n’en a pas le monopole.

On aurait pu le savoir depuis longtemps, étant donné que les communautés des temps apostoliques, qui avaient des présidents mais pas de prêtres, abondaient en ministres de la parole, par exemple d’une parole inspirée par l’Esprit (on les appelait “prophètes”) ou mandatée par la communauté (on les appelait “docteurs”). La parole fut retirée aux laïcs quand fut instituée la distinction des clercs ordonnés et des laïcs ; longtemps ils ne parurent pas en souffrir, car la plupart étaient illettrés, ce qui permettait de les traiter en personnes “mineures” ; il n’en va plus de même aujourd’hui où presque tous les fidèles sont instruits en quelque domaine et à quelque degré, voire à très haut degré, où beaucoup aspirent à être traités en chrétiens “majeurs”, responsables de leur foi et de leur vivre en Église, où plusieurs sont familiers des Écritures et très capables de discuter de sujets de foi, où quelques-uns et quelques-unes ont même fait des études théologiques certifiées par des grades “canoniques” : rien n’empêcherait donc que l’exercice de la parole au sein de la communauté soit rendu aux laïcs, sans que le ministère du prêtre en soit diminué ni dévalorisé, et rien ne serait plus profitable à la vie de l’Église, car la foi est d’autant plus vivante et dynamique qu’elle est “confessée” par le partage et la communication de la parole.

Admettons cependant que la reconnaissance aux fidèles du droit à une parole responsable modifierait profondément l’exercice du ministère presbytéral et le paysage de l’Église. En vertu du principe que le prêtre est avant tout l’homme de la parole, un partage de celle-ci entraînerait un partage, non une amputation, mais une répartition de ses prérogatives et responsabilités entre plusieurs autres personnes, et ce qui était considéré naguère comme sa propriété exclusive pourrait être délégué ou exercé de façon collégiale : ainsi pour l’organisation de la catéchèse des enfants. On pouvait aussi confier à des laïcs certaines fonctions liturgiques, par exemple la proclamation de la parole de Dieu à la messe, ou la distribution de la communion. Dans le cas de ministères sacramentels complexes ou accordant la plus large part à la relation de parole, par exemple quand il s’agit de la préparation d’un adulte au baptême ou d’un malade à la réconciliation avec Dieu, il était envisageable de conférer au laïc chargé de cette préparation une participation, sous une forme appropriée, à l’acte sacramentel qui en est la conclusion.

Oui, bien des choses étaient envisageables dès lors que le droit à la parole dans l’Église serait reconnu aux laïcs. L’une ou l’autre de celles que je viens d’évoquer a pu se pratiquer, à l’époque où j’évoluais à Sainte-Bathilde, là-même et en d’autres lieux, mais cela provoquait des remous, et de hauts-responsables s’en inquiétaient : l’image du prêtre était brouillée aux yeux du public, le prêtre perdait la conscience de son identité, puisque des laïcs se mettaient à faire ce qui était censé relever du seul pouvoir sacerdotal,– où tout cela conduirait-il ? On voyait se profiler, au terme, la prise du pouvoir par les laïcs, la revendication de l’ordination par des hommes mariés, et même par des femmes, quelle horreur ! La hiérarchie de l’Église ne tarda pas à y mettre bon “ordre” : on revenait de loin.

Quel rapport entre le partage de parole qui se fait à l’intérieur de la communauté chrétienne et la mission dans le monde ? Ce rapport tient au changement que ce partage opère dans l’atmosphère de la vie en Église et dans son visage public. Les fidèles qui venaient à la messe se saluaient et se parlaient, pareillement en sortant ; souvent l’entretien commencé au-dehors se poursuivait quelque temps au-dedans, et ce qu’on avait entendu ou dit à l’intérieur se prolongeait à l’extérieur ; il n’y avait pas de coupure entre la vie qu’on avait menée et qu’on allait reprendre et ce qui se passait et se disait dans le lieu et le temps de la célébration, où la “prière universelle”, d’ordinaire composée par des laïcs, mêlait à l’action eucharistique les soucis des uns et des autres, les intentions de la communauté, la vie de la cité, les grandes affaires du monde. Le rendez-vous dominical était un temps heureux de ressourcement individuel et de fraternité, temps d’humanisation où chacun partageait la vie des autres. L’Église offrait au monde un visage humain, et la rumeur d’Évangile qui prenait naissance en elle allait se répandant dans le monde environnant. Ainsi lit-on dans les Actes des Apôtres que la parole de Dieu, l’Évangile de Jésus, indépendamment même des discours et des missions des apôtres, croissait et se répandait tout à l’entour des communautés et de ville en ville, comme se propage une bonne nouvelle : le royaume de Dieu s’approchait sous le visage d’une humanité réconciliée.

Si j’ai participé pendant douze ans à la vie de cette paroisse, indépendamment de la forte et amicale pression de Michel et de Christine, c’est - sous l’impulsion de Vatican II et sans doute aussi de l’air du temps - pour la même raison que l’ont fait, au même moment, de nombreux collègues théologiens qui ont éprouvé le besoin, comme je l’ai dit, de changer de place et de posture. Les théologiens, pour la plupart, menaient alors une vie recluse, vouée principalement à l’étude, entre enseignants et séminaristes, et c’était surtout vrai pour les religieux qui n’avaient pas d’attaches diocésaines. Il y avait encore, mais pas pour longtemps, assez de prêtres pour que les théologiens ne soient pas surchargés de tâches pastorales, comme c’est le cas depuis de nombreuses années, et les religieux n’étaient guère appelés en paroisse que pour des besoins spécifiques (prédications, retraites, confessions), des temps brefs et sans revenir au même lieu de façon habituelle. Si donc je voulais me rendre compte de ce qui se passait dans l’Église, de l’attitude des fidèles, des pratiques pastorales, des mutations en cours, de l’évolution des mentalités religieuses, il n’y avait pas de meilleur observatoire qu’un séjour habituel et de longue durée en paroisse. À plus forte raison, si je voulais quitter ma chaire doctorale, de temps à autre, pour regarder, écouter, sentir le nouveau cours des choses, des opinions, des sentiments et comportements, dans les milieux chrétiens et dans la société civile, pour me changer moi-même, mes idées, ma manière de penser et d’enseigner, peut-être même de croire, mon regard sur l’Église et sur le monde, bref, pour me situer autrement, j’avais besoin de changer de lieu et d’entourage. Voilà pourquoi j’ai acquiescé à la demande de Michel Jondot et de Christine Fontaine, à l’appel de Sainte-Bathilde, d’un lieu qui promettait d’être lieu d’expérimentations.

Je n’ai pas l’intention de m’étendre sur ce que j’y ai fait. En toute sincérité, ma mémoire infidèle ne me rappelle rien de saillant en ce qui concerne mes activités, et je n’ai pas souvenir d’y avoir fait grand-chose, hormis être là, mais y être intensément, tout à l’écoute de ce qui se disait et se faisait, surtout de ce qui s’y cherchait, non en observateur inerte, mais en partenaire de ce qui se disait, se faisait et se cherchait. Je n’étais pas requis pour le culte, mais j’ai assisté, plus ou moins activement, à maintes célébrations, belles et stimulantes, et j’y ai prêché à l’occasion. Ni requis à des fins d’enseignement, mais je donnais chaque année des conférences, suivies de débats, parfois une série de plusieurs interventions sur un même sujet, généralement à la jonction de la théologie et de la pastorale. J’ai assisté à maintes réunions de petits ou de grands groupes adonnés à des activités spécifiques, sur la paroisse ou sur la ville, et j’y prenais la parole, mais pas plus que d’autres et plutôt moins puisque je ne participais pas à ces activités sur le terrain. Ma principale mission était de coopérer au “groupe de concertation” qui rassemblait chaque mois une quinzaine de personnes, moitié hommes moitié femmes, pour autant que je m’en souvienne ; sa fonction consistait à réfléchir aux orientations à donner aux divers organismes qui fonctionnaient sur la paroisse et aux activités à programmer pour l’ensemble de la vie paroissiale, puis à suivre la mise en œuvre des décisions prises, finalement à évaluer les résultats. C’était donc là où se préparaient les évolutions et les expérimentations qu’on voulait faire, et le fonctionnement de ce groupe était à lui seul l’innovation majeure de Sainte-Bathilde, puisqu’il associait des laïcs et des femmes à la gestion de la paroisse et au pouvoir décisionnaire de son curé. Mon rôle propre était celui d’un “expert” en théologie, il ne me donnait aucun privilège de conseiller ni de décideur, il m’intégrait simplement à la paroisse en tant que solidaire de ceux qui travaillaient à son service. C’était donc une place idéale pour observer et apprécier les évolutions des mentalités des fidèles sous la mouvance du récent Concile et les mutations en cours dans le positionnement d’une communauté chrétienne vis-à-vis de la hiérarchie catholique et de la société civile.

Je ne chercherai pas – je n’y parviendrai d’ailleurs pas – à décrire le travail qui se fit sur la paroisse durant la douzaine d’années – la durée de la charge curiale de Michel – où je la fréquentais régulièrement. Je dirai seulement les leçons majeures que j’en ai tirées quant à la vie de l’Église en France.

La première, c’est que les chrétiens du XXe siècle, du moins la plupart d’entre eux, avaient la même mentalité de fond que leurs contemporains non croyants, celle qu’on accole couramment au terme de “modernité” : il se considéraient comme des personnes majeures, ils osaient penser par eux-mêmes, y compris leur foi, ils se voulaient responsables de leur vie, y compris de leur vie chrétienne, et de leur vie en Église, ils entendaient être traités en tant que tels, et non plus comme des brebis conduites par leurs pasteurs selon l’imagerie tant aimée de nos évêques.

Il s’ensuivait que le rapport clercs-laïcs ne pouvait plus être ce qu’il était depuis tant de siècles, c’est-à-dire essentiellement inégalitaire. Ce changement d’état d’esprit ne mettait pas directement en cause la constitution hiérarchique que l’Église croit tenir de droit divin, mais tendait à modifier en profondeur son exercice, sous peine que les fidèles d’aujourd’hui ne fassent ce qu’avaient fait tant de chrétiens depuis le temps des Lumières, et de plus belle dans les temps présents : qu’ils quittent l’Église. Les évêques devaient en prendre acte.

La volonté des chrétiens de prendre en charge leur vie chrétienne et ecclésiale impliquait le droit à prendre la parole dans l’Église, et une parole responsable, c’est-à-dire habilitée à discuter et à décider de leur manière de confesser leur foi et de vivre et agir en Église, non à eux seuls, mais en accord fraternel avec l’autorité épiscopale. Ce n’était là ni prise de pouvoir ni insurrection, mais demande de reconnaissance de la liberté du peuple chrétien, si bien attestée par le Nouveau Testament, et revendication d’une dose minimale de démocratie, sans laquelle le témoignage de la foi manquait totalement de crédibilité dans le monde moderne. L’avenir de l’Église et de sa place dans le monde était en jeu dans cette prise de conscience des fidèles laïcs.

Ces fidèles n’entendaient pas confiner leur foi dans la vie spirituelle et ecclésiale, ni se constituer en communautés fermées, ils se voulaient pleinement citoyens de la société civile et du monde, ils considéraient de leur devoir de chrétiens de s’occuper des tâches de la cité séculière, de prendre en charge l’environnement social, de prendre des décisions politiques, de prendre parti dans les débats de société sur des questions éthiques, et ils entendaient le faire sous leur propre responsabilité et non sous l’injonction, le mandat et le contrôle de l’autorité ecclésiastique. Mais cela brouillait les frontières du spirituel et du temporel, les évêques sentaient les fidèles échapper à leur tutelle dans le domaine séculier et diminuer d’autant leur pouvoir d’intervention dans les affaires de l’État et de la société.

La nouvelle ecclésialité qui s’élaborait à Sainte-Bathilde ne passait pas inaperçue, on s’en doute, et causait des remous, on s’en doute également. Des chrétiens de la paroisse n’étaient pas d’accord avec ces innovations et la quittaient pour chercher refuge ailleurs, plus ou moins bruyamment ; inversement, des fidèles d’autres lieux accouraient chez nous, ce qui tendait les rapports entre paroisses voisines. L’évêque, bien sûr, était au courant ; il avait lui-même, dès le début, autorisé sinon encouragé plusieurs choses, il en tolérait d’autres avec une bienveillance qui ne se démentit pas. Mais il mourut. Son successeur ne partageait pas ses vues : quand la charge de curé de Michel vint à terme, ce qui entraînait son départ, il ne voulut pas reconduire le “groupe de concertation” dans ses fonctions ni prolonger certaines expérimentations que nous avions faites, notamment dans le domaine catéchétique et liturgique. Il nous en donna deux raisons : d’une part, le petit nombre de prêtres et leur nécessaire déplacement d’un lieu dans un autre ne permettait plus de laisser s’instaurer des pratiques pastorales trop différentes ici et là ; d’autre part, le prêtre n’avait pas d’autre pouvoir que celui du Christ et ne pouvait donc pas en disposer à son gré ni le partager avec des laïcs, le pouvoir décisionnaire devait lui être réservé.

Ce fut la fin de l’expérience de Sainte-Bathilde et la fin de mon unique insertion de longue durée en paroisse.

Aujourd’hui l’urgence est d’aider l’Église à aborder des temps radicalement nouveaux, ce qu’elle ne fera pas sans accepter pour elle-même des changements radicaux, sous peine de perdre encore davantage de fidèles et de renoncer à annoncer l’Évangile à ce monde nouveau. Nous savons que de toute façon, si unie qu’elle se veuille dans l’unité de la foi et de la charité, elle sera considérablement diminuée et dispersée : c’est sous cet angle qu’elle doit envisager son avenir, comme un retour, non au passé, mais à l’origine, seule capable de lui redonner vie, “autrement”, mais dans la petitesse et l’audace qu’elle reçut en dot.

Joseph Moingt

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1- Saint Bathilde est une paroisse du diocèse de Nanterre (Hauts-de-Seine). Située sur Chatenay-Malabry, son territoire regroupe pour partie les communes de Sceaux, Chatenay-Malabry, Fontenay-aux-Roses et Le plessis-Robinson. / Retour au texte