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Jean-Pierre Jouany, le 18/02/2021

L’évocation de ces 2 scripts me semble intéressante. En particulier la notion d’assimilation de pouvoir et de service. Cela oblige à faire intervenir les notion de respect de la dignité et des droits de la personne humaine. En particulier pour une religion qui affirme que Dieu a crée l’être humain à son image.
Par ailleurs, il faut considérer que le mineur est un être en formation qui doit donc être protégé.En particulier de toute violence (physique, sexuelle, u morale) mais lui permettre de se découvrir et de s’affirmer.
Autre chose, l’évolution des connaissances scientifiques est en train de remettre en cause l’existence d’une loi dite naturelle.
On découvre des lois physiques avec des notions de causes et de résultats, on découvre des phénomènes sociaux ou liés aux formes de relations ou de communication entre les humains.
Le droit de chaque être est conditionné par le respect de celui des autres que ce soit dans l’espace ou le temps.
À partir de l’enseignement du Christ sur un seul commandement : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de toute to âme et ton prochain comme toi-même, une réflexion devrait être conduite (individuellement et collectivement) sur notre manière de vivre en Église du Christ et au sein de nos sociétés.Ceci afin d’être porteurs d’un message d’espoir et de paix protégeant notre environnement.
Priorité devrait être donnée aux victimes et à ceux qui souffrent de différentes formes d’exclusion ou de dépendance qui les prive de liberté de choix.
Personnellement, je crois au souffle de l’Esprit et je prie pour que nous soyons à l’écoute.
Fraternellement

Julien, le 19/02/2021

Merci beaucoup à Christine Fontaine pour cet article très éclairant.

Je souhaiterais tout d'abord dire que le terme de "pédophilie", encore largement employé, serait selon moi à bannir. Car le suffixe "-phile" suppose un amour désintéressé, sincère et bienveillant. Un pédophile serait donc une personne aimant les enfants de cette manière alors que le viol sur mineur en est tout le contraire. Il me semble aujourd'hui plus juste de lui substituer le terme de "pédocriminalité" ou "abus sexuels sur mineurs" (plus long).

Il serait intéressant de prolonger la réflexion de manière comparative à propos de l'attitude de la société civile et de l'Eglise pendant plusieurs décennies sur le sujet. Si l'Eglise défend une "loi naturelle", c'est au nom de la critique radicalement opposée à ce concept, et à la morale religieuse en général, que toute une idéologie libertaire s'est développée sur la sexualité adultes-enfants dans l'après-68. Et singulièrement pour aboutir aux mêmes abus. Toute la société aujourd'hui considère avec dégoût la complaisance à l'égard de la "pédophilie" qui a perduré jusqu'aux début des années 90, en particulier dans l'intelligentsia (affaire Matzneff, par exemple) mais aussi la pénalisation très légère dont elle faisait l'objet... quand il lui arrivait d'être pénalisée. Il faut aussi lire certains textes de François Dolto sur le sujet pour en être épouvanté. Le vrai tournant dans la société civile a été finalement assez tardif, à partir de la fin des années 90, avec l'horrible affaire Dutroux. Mais l'Eglise, elle, a encore bien du mal à prendre ce virage.

Jacques Clavier, le 08/03/2021

“le presbytérat n’est pas un pouvoir, mais un service” ! ! ! ! Constance Lalo (juriste) et Josselin Tricou (sociologue) “CONSTITUTION DOGMATIQUE SUR L’ÉGLISE LUMEN GENTIUM N° 10 :
Celui qui a reçu le sacerdoce ministériel jouit d’un pouvoir sacré pour former et conduire le peuple sacerdotal, pour faire, dans le rôle du Christ, le sacrifice eucharistique et l’offrir à Dieu au nom du peuple tout entier ;” :
On se moque de qui ? Ou bien est-ce un autre angle mort ? Ou bien manque-t-il un ou une théologienne au secours du juriste et du sociologue ?

Jacques Clavier, le 18/03/2021

Le fait d'attribuer a` un existant humain ou le fait d'acque´rir pour un existant humain, un pouvoir sacre´, interroge la "CONSTITUTION DOGMATIQUE SUR L'ÉGLISE - LUMEN GENTIUM au n° 10 : Celui qui a reçu le sacerdoce ministériel jouit d’un pouvoir sacré pour former et conduire le peuple sacerdotal, pour faire, dans le rôle du Christ, le sacrifice eucharistique et l’offrir à Dieu au nom du peuple tout entier ;
http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19641121_lumen-gentium_fr.html
Ce pouvoir sacré est-il institué pour servir ?
L'attribution et l'acquisition de ce pouvoir sacré interrogent-elles une intelligence e´claire´e par les sciences sociales (relatives a` l’analyse d’une vision ge´ne´rale et historique du vivre-ensemble des humains) ?
Ce pouvoir sacré est-il le donnant-donnant d'un échange sacrificiel ?
Ce pouvoir sacré a-t-il vocation à être attribué ou acquis par un existant humain ?
Ce pouvoir sacré a-t-il pour résultat attendu d'être en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain ? (Lumen gentium n°1)

Christine Fontaine, le 18/03/2021

Il s'agit d'un article de sociologie et je l'ai bien précisé au départ. Les auteurs ne se situent pas du tout au niveau ecclésiologique ou théologique. Ils seraient hors de leur compétence s'ils s'y aventuraient. Certes cette analyse peut ouvrir des questions d'ordre théologique telles que : "De quel pouvoir est-il question pour les disciples de Celui qui, au jour de la Croix, a abandonné tout pouvoir sur l'humanité sauf celui de l'aimer sans limite et sans fin ?" ou "l'Eglise peut-elle abandonner la notion de pouvoir comme un service sans trahir le Christ ? Quelles déviations ou quelles hypocrisies risquent de s'insinuer dans ce 'pouvoir-service' pour qu'il ne se transforme pas en "service du pouvoir et en sacralisation de celui-ci ?", etc. Mais toutes ces questions, aussi importantes soient-elles, relèvent d'un autre ordre que celui de la sociologie. Une étude et un débat pourraient être ouverts par vos questions, par ailleurs. Mais je pense vraiment que l'analyse de ces deux sociologues méritent d'être écoutée pour ce qu'elle est, sans chercher à lui faire dire plus qu'elle ne dit.