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2ème dimanche de carême

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu
Mt 17, 1-9

Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l'écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s'entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : «Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie.» Il parlait encore, lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit de son ombre ; et, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le!» Entendant cela, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d'une grande frayeur. Jésus s'approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et n'ayez pas peur!» Levant les yeux, ils ne virent plus que lui, Jésus seul.

En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts.»

Nouvelle homélie : Vivre à la hauteur
Chrisine Fontaine

Transfiguration
Michel Jondot

Il y a un temps pour toutes choses sous le soleil !
Christine Fontaine

Vivre à la hauteur

Le bastion du peuple élu

En 2012, 4% des catholiques pratiquants votaient pour le Front National. En 2015, aux élections régionales on en compte 24%. Ceux-là, mais ils ne sont pas les seuls, ont pour caractéristique de s’opposer à ce qu’ils appellent l’esprit du monde qui s’infiltrerait dans l’Église. Ils disent « Non ! ». Non à l’avortement et aux mariages entre homosexuels mais aussi, en vrac, non au remariage des divorcés, non à la présence de l’islam en France, non à la procréation médicalement assistée, non à la présence qu’ils jugent trop grande d’étrangers en France, non à ce qu’on soigne gratuitement les clandestins, non à ce qu’on accueille leurs enfants dans les écoles. Ils justifient leur opposition au nom des racines chrétiennes de la France. Ils pensent que, pour se maintenir à la hauteur de Dieu, l’Église doit combattre pour inscrire ses lois éternelles dans un monde sans repères. Elle doit enseigner sa morale aux nations et non se laisser contaminer par le relativisme ambiant. Cette Église devient de plus en plus un bastion de certitudes ; certitudes que l’on tente d’imposer aux autres en multipliant les appels à manifester ou à voter pour tel ou tel candidat. Ils prétendent maintenir l’Église à la hauteur de Dieu et, grâce à elle, élever progressivement le reste du monde jusqu’à lui. C’est ainsi que l’Église sera un phare dans un monde en perdition et que les croyants formeront le nouveau peuple élu.

Le peuple élu tombe par terre

Au jour de la transfiguration, Pierre, Jaques et Jean sont montés très haut. Ils ont été élevés à la hauteur de Dieu. Sur la montagne de Galilée, ils rencontrent Moïse et Elie. Moïse qui a donné au peuple juif les tables de la Loi, Elie le plus grand des prophètes s’entretiennent avec Jésus. Alors pour eux tout s’éclaire : « Le visage de Jésus devint brillant comme le soleil et ses vêtements, blancs comme la lumière. » Ils ont les clefs du passé, du présent et de l’avenir. Ils sont le peuple élu et à l’intérieur de ce peuple, les élus parmi les élus : les premiers à reconnaître la gloire de Dieu sur le visage du Messie attendu. Aussi Pierre, membre éminent du peuple élu, n’hésite-t-il pas à se mêler à l’entretien : « Seigneur, dit-il à Jésus, il est bon que nous soyons ici ! si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie. » Pierre propose de construire sur la terre une demeure pour ces illustres habitants du ciel. Il cherche à arrimer sur terre Jésus, la Loi et les prophètes, tous les repères de son peuple. La loi, la prophétie et Jésus réunis ! Tout se tient ! Tout s’entretient enfin !

Et c’est alors que tout éclate. « Il parlait encore lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre… » alors « les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte… » Voici trois hommes qui sont montés très haut, qui ont voulu retenir Jésus, la Loi et les prophètes sur la terre et pour qui tout s’ébranle. Voici trois hommes qui sont tombés de haut pour avoir pensé pouvoir arrimer le ciel sur la terre ! C’est au moment où ils pensaient pouvoir saisir qu’ils ont été dessaisis de tous leurs repères !

Vivre à la hauteur de Dieu ne leur a pas permis ce jour-là de mieux comprendre que les autres. Mais ça leur a permis… de se retrouver par terre ! C’est-à-dire d’échapper à la tentation de jouer au héros. Car une tentation guette ces trois hommes, eux les initiés parmi les initiés puisque, sur les 12, eux seuls auront été élevés à cette hauteur. Eux sur qui va reposer l’Église naissante et la foi des chrétiens de tous les temps, eux les piliers de l’Église auraient pu se prévaloir de cette rencontre au sommet pour affirmer la prééminence de leur peuple sur le reste du monde et la prééminence d’eux trois sur les autres disciples. Mais d’avoir vécu cette rencontre comme un bouleversement total les oblige à une intense modestie. Ils sont obligés de reconnaître que ce jour-là ils ont été vraiment dépassés. La rencontre réelle de Dieu rend Pierre, Jacques et Jean capables d’évoquer leur propre expérience sans jouer aux doctes, à ceux qui savent mieux que tout le monde et qui se penchent sur les autres du haut de leur connaissance et de leurs valeurs immuables.

Le nouveau peuple élu

Pourtant, au cœur de cet ébranlement, les disciples ont bien reçu une parole venue du ciel, celle du Père qui déclara du sein de la nuée : « Celui-ci est mon fils bien aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Écouter quelqu’un c’est se laisser déplacer par ce qu’il dit. C’est croire que ce que je vais découvrir en le suivant est bien plus important que ce que je sais déjà. C’est lui faire confiance pour me mener là où je ne sais pas. « Pour venir à ce que tu ne sais pas, il te faut aller par où tu ne sais pas » disait Jean de la Croix.

A bien considérer la scène de la transfiguration, il manque quelqu’un pour que l’histoire du peuple élu soit complète. Il manque celui qui a vécu bien avant la Loi et les prophètes : Abraham, le père des croyants, celui qui quitta son pays et partit en s’appuyant sur la parole de Dieu sans savoir où il allait. En fait, dans ce récit de la transfiguration, la place d’Abraham n’est pas vide : Pierre, Jacques et Jean sont appelés à l’occuper désormais. Il va s’agir pour eux de s’appuyer sur la seule parole de Jésus qui les mènera là où ils ne savent pas. Ils vont être amenés à lâcher leur principale certitude : celle de faire partie de l’élite, celle d’être membres d’un peuple supérieur à tous les autres. Ils auront à découvrir que Dieu, par Jésus-Christ, fait corps avec l’humanité entière. Ils devront quitter leur bastion et leur pays sans savoir où ça mène, avec pour seule assurance la même foi qu’Abraham en la fidélité de Dieu pour les guider jour après jour.

Lorsque nous considérons que l’Église doit coûte que coûte maintenir des lois immuables et qu’elle doit refuser de s’aventurer dans un monde sans repères, nous sommes peut-être pratiquants mais nous n’agissons pas en croyants. Nous ne vivons pas à la hauteur de Dieu. Croire ne consiste pas à se protéger derrière des fortifications mais à se risquer sans certitude ou plutôt sans autre certitude que celle de la Parole de Dieu pour nous guider. Il s’agit non de défendre nos vérités, notre morale ou notre citadelle mais de croire que Dieu tient parole : puisqu’il nous demande d’écouter son fils, celui-ci saura nous faire découvrir jour après jour le chemin de la vie, un chemin à inventer en fonction des circonstances, des époques et des cultures différentes. Cette route ne peut être tracée d’avance. Nous nous découvrons alors bien pauvres, vulnérables, désarmés, sans solution toute faite et sans réponse a priori. Nous pouvons enfin annoncer au monde que Jésus-Christ n’est pas venu pour donner des règles de morale immuables mais pour apprendre à tous les pauvres de la terre que Dieu a choisi de vivre à leur hauteur et qu’ils constituent, à ses yeux, le nouveau peuple élu.

Christine Fontaine


Transfiguration

La beauté fascine

J’ai le souvenir d’une soirée d’été en Palestine. J’étais accompagné d’une vingtaine de jeunes ; ils étaient assis par terre, dans un silence impressionnant pour ces garçons et ses filles qui se connaissaient bien et qui avaient sans cesse quelque chose à se dire ! Ils avaient tous le regard tourné du côté où se couchait un soleil rougeoyant un ciel pur et bleu au-dessus de roches sauvages, dépourvues de végétation mais ruisselantes de lumière. Nous avions, les jours précédents, visité les lieux saints, évoqué l’histoire biblique, célébré et prié. Mais jamais nous n’avions connu pareil recueillement. En réalité, nous vivions ensemble un moment où nous nous laissions fasciner par la beauté du lieu. La beauté fascine, en effet. Elle sort d’eux-mêmes, nous le savons bien, ceux qui en font l’expérience. La beauté est comme une sorte d’appel qui vient de plus loin, de plus haut que ce qui touche nos regards. Une sorte d’appel qui donne à la vie une dimension dont nous n’avions pas conscience dans la monotonie des jours.

Dressons trois tentes

Je suppose que c’est une expérience de ce genre que vécurent Pierre, Jacques et Jean avec Jésus, sur une haute montagne. Certes, ils avaient conscience d’avoir suivi un rabbi pas comme les autres, déconcertant parfois mais toujours séduisant. Ses miracles sans doute étonnaient. Un jour il leur avait dit : « Heureux vos yeux parce qu’ils voient... Beaucoup de prophètes et de justes ont souhaité voir ce que vous voyez... ». Avaient-ils compris ? En effet, ils n’ont pas été tout de suite conscients de la vraie originalité de celui dont ils s’étaient faits les disciples.

Il nous arrive peut-être tous les jours de passer devant un beau monument ou de traverser un beau paysage sans y faire attention jusqu’au moment où se produit un déclic qui nous oblige à nous arrêter pour en contempler la beauté. Sans doute quelque chose de ce genre s’est-il produit lors de cette scène que nous rapporte Matthieu. Celui-ci n’est ni un reporter ni un historien : il évoque plus qu’il ne décrit. Ce jour-là, les trois amis se sont laissé prendre par le mystère de Jésus comme il nous arrive de nous laisser prendre par la beauté d’un paysage, d’un monument ou d’un visage. Parce qu’ils se sont laissé prendre, ils ont perçu que Jésus, mieux que Moïse et Elie, était à mettre au nombre de ceux par qui Dieu parle. Ils étaient sur une haute montagne mais ce qui les saisissait venait de bien plus haut. De la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ». Je ne suis pas sûr qu’ils aient perçu sur le moment la portée de ces termes mais je comprends bien la réaction de Pierre. Les jeunes dont je vous parlais tout-à-l’heure restaient assis immobiles, littéralement rivés sur le sol. Pierre, lui aussi, souhaitait ne pas bouger : « Je vais dresser ici trois tentes ».

Avant que le Fils de L’Homme ne soit ressuscité

Il leur a fallu descendre de la montagne. Alors « Il leur donna cet ordre : ne parlez de cette vision à personne avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts ». Pourquoi cet interdit ? Peut-être parce que l’expérience de Pierre, Jacques et Jean était incomplète. Après la Résurrection de Jésus, Pierre et les autres verraient que l’Esprit qui faisait l’éclat de Jésus était diffusé à toute créature. Ils seraient capables de se laisser saisir par la beauté de toute personne humaine, quelle qu’elle soit. Ils pourraient se souvenir des regards de Jésus lui-même. Rappelons-nous toutes ces scènes où l’on voit le charpentier de Nazareth faire face à un homme ou à une femme. Il savait reconnaître en chacun, qu’il s’agisse ou non d’un pécheur, la beauté de son Père : « Il posa son regard sur lui et il l’aima ». Se laisser séduire par Dieu conduit à ouvrir les yeux d’une certaine façon.

Certes, la beauté traverse le monde mais, à certaines heures, elle est terriblement cachée. Comment croire à la beauté de Dieu devant sa création déchirée par l’injustice et la violence. Un jour, les amis de François d’Assise voyaient leur compagnon fondre en larmes. On vint lui demander la raison de son chagrin et il répondit entre deux sanglots : « L’amour n’est pas aimé ! » La vie a deux faces et François le savait mieux qu’un autre. Qui, mieux que lui, a su chanter la beauté du monde ? Le chrétien souffre avec l’autre et, en même temps, il sait voir que le drame de l’univers est transfiguré. Quelle souffrance sur la croix et en même temps quel amour ! « Jésus en agonie jusqu’à la fin du monde » (Pascal), tel est le mystère de la foi. Certes, celle-ci ne doit pas nous cacher la Passion mais elle ne doit pas non plus nous en faire oublier la face lumineuse que nous connaissons depuis que « le Fils de l’homme est ressuscité d’entre les morts ».

Michel Jondot


Il y a un temps pour toutes choses sous le soleil !

Un temps pour tout

Les hommes ont de la sagesse. Ils savent qu'il y a un temps pour chaque chose. Ils savent qu'il faut du temps pour que la vie germe, croisse et porte du fruit. Dans la vie quotidienne sur cette terre le cultivateur sait bien qu'on ne peut hâter le temps de la récolte, l'architecte sait qu'il faut prendre du temps de faire des plans avant de se lancer dans une construction, les enseignants savent qu'il faut du temps à un élève pour acquérir des connaissances, les parents savent que leur enfant devra passer par différents stades avant d'arriver à la maturité.

Sur la terre, les hommes ont de la sagesse en toute chose sauf dans la vie avec Dieu. Ils ont la sagesse de prendre du temps pour toute chose sauf pour connaître Dieu.

Les hommes manquent de sagesse dans la vie spirituelle. Sous prétexte que Dieu appelle à donner. Dès qu'ils possèdent l'ombre d'une lumière ils s'empressent de vouloir la communiquer à tous. Ils veulent évangéliser, transmettre la foi, convertir leur entourage, sans prendre le temps de pénétrer eux-mêmes dans le mystère. Ils s'épuisent, ils se fatiguent, ils en font toujours davantage et ils épuisent ceux qui les entourent. Ils sont épuisés et épuisants, fatigués et fatigants, énervés et énervants.

Sur la terre, les hommes manquent de sagesse avec Dieu. Ils savent qu'il faut du temps pour tout, ils oublient qu'avec Dieu aussi il faut aller doucement si l'on veut aller longtemps !

Prenez le temps

« Son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.» Jésus révèle à ses trois disciples sa splendeur, il leur découvre le mystère dont il est rempli, il laisse déborder la lumière qui l'habite. Pierre, Jacques et Jean suivaient Jésus depuis déjà quelque temps, lorsqu'il les emmena sur cette haute montagne où il fut transfiguré devant eux.

Pierre, Jacques et Jean sont remplis de bonheur : « Seigneur, dit Pierre, il est heureux que nous soyons ici ».
Heure de plénitude extrême ! Heure où Jésus transfiguré les attire dans sa lumière. Pierre, Jacques et Jean ce jour-là sont entrés dans le mystère de Dieu, ils ont vu l'invisible, ils ont entendu l'inaudible ; ils ont entendu Moïse et Elie qui s'entretenaient avec Jésus. Ils sont pleins du mystère de Dieu.

Pierre, Jacques et Jean garderont à tout jamais le souvenir de cette vision sur la montagne Sainte.
En descendant de la montagne Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne avant que le Fils de l'homme soit ressuscité des morts. » Jésus leur donne l'ordre de garder le silence, non seulement vis-à-vis des foules mais aussi à l'égard des neuf autres disciples restés dans la plaine. « Ne parlez à personne de cette vision » dit Jésus. Ne vous empressez pas de communiquer aux autres ce que vous avez reçu. Gardes cela pour vous, gardez-le précieusement. Le communiquer trop vite, fût-ce aux autres disciples, ce serait le perdre, le dissiper, le disperser en vain. Ne dissipez pas le don de Dieu, ne parlez pas trop vite, apprenez à prendre le temps de laisser mûrir en silence le secret de dieu, tel est l'ordre de Jésus.

Le temps de l'écoute

Au sommet de la montagne où Jésus fut transfiguré devant ses trois disciples, la voix du Père se fit entendre. Il disait :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j'ai mis tout mon amour écoutez-le!»
Le Père invite Pierre, Jacques et Jean à écouter avant de parler. Il fait taire Pierre qui parlait trop vite, il lui coupe la parole, et le recouvre de son ombre. Il l'invite à demeurer dans la lumière, à l'ombre de Dieu, caché dans le mystère. Le Père demande aux trois apôtres de prendre le temps d'écouter, de prendre le temps de recevoir le mystère, et de s'en laisser imprégner. Le Père recommande d'écouter celui en qui il a mis tout son amour. Il demande d'écouter le «Bien-Aimé», de se laisser combler par lui avant de l'annoncer, de le prêcher. Au sommet de la montagne où Jésus fut transfiguré le Père commande à Pierre, Jacques et Jean d'être disciples avant de vouloir enseigner.

Pierre, Jacques et Jean suivront fidèlement ce commandement. Avec les neuf autres ,ils continueront ce compagnonnage de chaque jour avec Jésus. Ils se laisseront imprégner par son enseignement, ils recevront tout son Amour. Lorsque Jésus sera ressuscité, pendant quarante jours encore, ils garderont le silence : les onze feront l'expérience de Jésus ressuscité, vivant avec eux mais ils n'en diront encore rien ; Au jour de son Ascension, le Seigneur leur recommandera d'attendre encore dix jours avant de parler ; il leur recommandera d'attendre l'Esprit Saint au jour de la Pentecôte.
Ce jour-là, ils parleront d'une parole pleine de l'Amour de Dieu dont ils auront pris le temps de se laisser remplir !

Christine Fontaine