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33ème dimanche du temps ordinaire

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc
Lc 21, 5-19

Certains parlaient du Temple, admirant la beauté des pierres et les dons des fidèles. Jésus leur dit : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe que cela va se réaliser ? » Jésus répondit : «Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom en disant : 'C'est moi', ou encore : 'Le moment est tout proche.' Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez pas : il faut que cela arrive d'abord, mais ce ne sera pas tout de suite la fin.» Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre, et çà et là des épidémies de peste et des famines ; des faits terrifiants surviendront, et de grands signes dans le ciel.

Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l"on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon Nom. Ce sera pour vous l'occasion de rendre témoignage. Mettez-vous dans la tête que vous n'avez pas à vous soucier de votre défense. Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d'entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie.

Nouvelle homélie : Au cœur de l’histoire
Michel Jondot

Nécessaire assurance
Christine Fontaine

Par-delà toute fin
Michel Jondot


Au cœur de l’histoire

La destruction du Temple

En 2011, trois immenses statues du Bouda, taillées dans une falaise voici plus d’un millier d’années, furent démolies par les Talibans, au cœur de l’Afghanistan. L’émotion fut grande, pas seulement dans le monde hindou, insulté dans ses convictions religieuses. Partout dans l’univers on a été blessé de voir massacrées des œuvres qui parlaient à tout homme par-delà les convictions religieuses de chacun. En 2015 des massacres du même type se sont produits en Syrie. Les vestiges d’une ville antique, Palmyre, ont été dévastées. L’humanité entière a perçu douloureusement cet acte aux allures de sacrilège : des œuvres belles ont quelque chose de sacré et appellent le respect.

En l’an 70, les armées de Titus, l’Empereur romain, s’emparaient de Jérusalem et rasaient le Temple de Jahvé. Il n’est pas difficile d’imaginer la stupeur des Judéens. La toute première communauté des disciples de Jésus en faisait partie. Les premiers croyants, en effet, ne se sont pas distingués des Juifs du jour au lendemain. Pour eux, comme pour leurs concitoyens, le Temple demeurait le lieu de l’Alliance ; la beauté du bâtiment manifestait la fidélité de Dieu à l’égard de son peuple. On n’a pas de peine à l’imaginer : la destruction d’un pareil monument par des armées étrangères avait un goût de fin du monde.

Dans ce contexte, les paroles tombées autrefois de la bouche de Jésus prenaient sens. Jésus savait bien que tout a une fin et il disait : « Des jours viendront où de ce Temple il ne restera pas pierre sur pierre. » Sa réflexion ne concernait pas seulement le sort réservé à cet édifice. Les disciples eux-mêmes risquent d’être anéantis : « On portera la main sur vous…On vous livrera aux synagogues… Certains d’entre vous seront mis à mort. » Ainsi, le désastre dont ils étaient les victimes réveillait la mémoire. Dans cette sorte d’anamnèse se produisait un véritable enfantement. « Le Temple dont il parlait c’était son corps. »

Le mystère du Temple

Le corps du Christ ressuscité : voilà le nouveau temple ! Naissait en effet une double conviction.

Dieu manifestait naguère sa présence à travers un monument. Désormais c’est en se référant aux événements de Pâques qu’on percevra, dans la foi, l’Alliance avec Dieu. Comme les disciples d’Emmaüs, ils le rencontrent au cours d’un repas, dans un acte de partage où, par-delà l’absence de Jésus, on expérimente sa présence dans la foi.

Par ailleurs, ils font aussi l’expérience de l’Esprit Saint. Comment comprendre les Actes que posent les Apôtres et qui ressemblent étrangement à ceux que posait Jésus ? Comment comprendre la vie de ces gens qui inventent une nouvelle manière de vivre en partageant leurs biens ? Comment comprendre que chaque jour la Communauté s’accroît ? Elle affirme qu’avec celui qui traverse leurs bronches un autre souffle les anime, venu de Dieu et que Jésus appelait Esprit-Saint. Avec cet Esprit venu d’en-haut, ils considèrent qu’ils sont ensemble le Corps du Christ. Il a connu la mort et il reprend vie à travers leur histoire commune. La Résurrection n’est plus un événement qu’ont vécu quelques personnes. Elle est un mystère qui se poursuit dans l’histoire.

A travers cette prise de conscience progressive, ils découvrent le mystère du Temple et le mystère de l’histoire. Le temple peut bien s’écrouler, il ressuscite dans la communauté des croyants qui s’avère le nouveau temple. Le peuple des juifs dont les nouveaux chrétiens font alors encore partie peut bien être persécuté, le souffle qui leur est donné les conduit à la résurrection : ils le croient. Quoi qu’il arrive, « ce ne sera pas aussitôt la fin » : la résurrection suivra, la vie est la plus forte et Jésus est venu pour que nous ayons la vie. « On mettra la main sur vous…vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense… je vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle vos adversaires ne pourront rien opposer. » En effet, point n’est besoin de faire des discours lorsqu’on sait que la mort n’a pas le dernier mot. On peut bien nous ôter la vie, on peut même, au contraire, mourir dans les conditions les plus paisibles, la mort du chrétien est toujours un témoignage. Elle donne à entendre qu’à notre dernière heure, la vie est encore promesse.

Les chemins de l’Espérance

Il existe un mot pour désigner ce mouvement de mort et de résurrection. C’est l’Espérance ! Nous avons à y entrer. Quel que soit notre âge la vie peut nous être enlevée ; « il faut que cela arrive » mais nous avons à affirmer que ce n’est pas la fin. En réalité, l’horizon de l’Espérance est infiniment plus large que nos destins individuels. Notre époque nous rend sensibles au destin de la planète. Les moyens de communication nous permettent de connaître le drame de beaucoup de populations : « Il y aura… en divers lieux, des famines et des épidémies. » L’Espérance ne consiste pas à penser qu’en fin de compte tout peut s’arranger. L’Evangile nous appelle à la vigilance. Si nous espérons, nous voulons, avec Jésus, faire reculer la mort.

On ne peut manquer de parler d’Espérance sans évoquer l’épreuve que font subir en bien des lieux les hordes qui ont massacré les Boudas d’Afghanistan ou la ville de Palmyre. Par milliers des hommes, des femmes, des enfants, sont torturés, mis à mort et plusieurs d’entre eux à cause de leur appartenance à Jésus. Sans doute, il convient de se protéger des menaces qui pèsent mais nous avons à trouver les chemins de l’Espérance. Certes, il faut, comme nous avons su le faire, marquer notre solidarité avec nos concitoyens, victimes d’attentats. On se doit de prier, bien sûr, mais on se doit en même temps de se rappeler ce que peut l’Esprit. Notre sollicitude doit s’étendre aux peuples les plus menacés, par exemple en ouvrant les portes de nos villes ou de nos maisons aux réfugiés qui tentent de franchir nos frontières. Et surtout nous avons à purifier notre cœur lorsque nous sommes enclins à condamner, dans notre environnement immédiat, telle ou telle catégorie de personnes. « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu. »

Michel Jondot


Nécessaire assurance

C'est moi !

Nous sommes tous à la recherche d’une assurance qui sans cesse nous manque. Tous les jours – et sans attendre la fin des temps – nous entendons parler de guerres et de soulèvements et nous sommes effrayés. On se dresse nation contre nation, royaume contre royaume ; il y a toujours un coin du monde où les hommes sont victimes de grands tremblements de terre, d’épidémies de peste et de famines. La vie sur cette terre est profondément marquée par l’insécurité qui fait naître la peur ; mais cette peur est une bien mauvaise conseillère : elle engendre des réflexes de méfiance et trop souvent provoque tensions, violences ou guerres.

Devant cette fragilité de notre condition humaine nous éprouvons le besoin de trouver une stabilité, une assise solide. Tous les faux prophètes utilisent cette soif de sécurité propre à l’humanité pour s’imposer : « C’est moi, disent-ils, qui vais vous fournir l’assurance dont vous manquez. » Ces faux prophètes attirent des foules autour d’eux : ils prétendent apporter la paix alors qu’ils n’étayent que leur propre pouvoir. Tous les dictateurs – religieux, civils ou militaires – agissent ainsi. « Ne marchez pas derrière eux » dit Jésus à ses disciples.

Le moment est tout proche

Les faux prophètes peuvent aussi en venir à dire : « Le moment est tout proche ».Ils savent fort bien manier l’argument de l’imminence de la fin du monde : c’est leur force de dissuasion, ils l’utilisent pour dissuader leurs disciples de les quitter. Selon les besoins du maître et les circonstances cette fin du monde imminente aura le visage de l’enfer dont le gourou menace ce disciple qui résiste à son emprise ; mais l’apocalypse imminente peut aussi avoir la couleur du ciel – c’est-à-dire l’accès à la connaissance et à la maîtrise universelles – qui attend tel autre disciple s’il supporte encore un court moment cette épreuve qui l’accable. Dans tous les cas, en vérité, le moment est tout proche où la volonté de puissance du maître fera sombrer dans la folie ceux qui le suivent.

Les faux prophètes savent manier les armes redoutables du ciel et de l’enfer ; ils s’en servent pour annihiler l’autre. Certains de leurs disciples s’en sortiront en devenant des sortes d’automates capables de n’importe quel acte destructeur et convaincus d’être des surhommes qui échappent à la loi commune de l’angoisse et de la peur. D’autres ne pourront s’échapper qu’au prix d’un effort de lucidité et de l’acceptation de leur condition humaine : il faudra qu’ils renoncent à cette fausse sécurité que leur procurait ce gourou ; il faudra qu’ils apprennent à marcher comme tout autre être humain, de petite angoisse en grande peur.

L'endurance

Pourtant, c’est bien de la peur et de l’angoisse que Jésus veut délivrer les hommes dans ce discours qui annonce la fin des temps. « Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez pas : il faut que cela arrive d’abord mais ce ne sera pas tout de suite la fin » dit Jésus.

Jésus veut apprendre à ses disciples à dépasser la peur dans ce monde marqué par les guerres. Il veut leur donner cette assurance que cherche l’humanité entière. « Il faut passer par bien des épreuves, dit Jésus, il vous faudra de la patience…ce ne sera pas tout de suite la fin. » Jésus est le contraire d’un faux prophète : il ne donne pas de faux espoirs, au contraire il prévient que ce temps de guerres et de soulèvements dont on a tellement hâte de sortir risque d’être plus long qu’on ne le pensait. Jésus invite ses disciples à la patience.

Mais avant tout cela, Jésus annonce à ses disciples qu’ils auront à subir une persécution terrible : « On vous livrera aux synagogues on vous jettera en prison, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs…vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom. » Jésus annonce que l’avenir sera rude. Il ne rassure pas faussement. Mais il donne l’assurance que cette épreuve est normale. Cette assurance est indispensable pour ne pas sombrer ; car lorsqu’on demeure totalement seul, entouré d’ennemis qui s’entendent contre vous, on croit réellement devenir fou. Ne vous affolez pas, dit Jésus qui prévient ainsi le coup.

La persévérance

Jésus parlait de la destruction du Temple à ses disciples : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre. » dans un autre passage d(Evangile, Jésus déclare : « Détruisez ce Temple et en trois jours je le rebâtirai » le temple dont il parlait était son corps.

« Mon Eglise, dit Jésus, vivra au cours des âges et jusqu’à la fin des temps ce que j’ai vécu moi-même à l’heure de ma mort et de ma résurrection. » Jésus n’est pas un maître qui domine de haut ses disciples et qui reste lui-même à l’abri des coups. Jésus, contrairement aux faux prophètes, s’est abaissé : il est descendu au fond de l’abîme, au fond de l’enfer… l’Eglise sera détruite comme Jésus fut anéanti. Elle doit passer par là pour resurgir, de jour en jour et jusqu’au dernier jour. « Ces épreuves, dit Jésus, seront pour vous l’occasion de me rendre témoignage. »

« Mettez-vous dans la tête que vous n’avez pas à vous soucier de prendre votre défense. Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction. » Les disciples reçoivent une double assurance de la part de jésus : « Soyez sûrs que vous connaîtrez l’épreuve longtemps ; soyez sûrs que vous serez plus forts que l’adversité. » « Certains d’entre vous seront mis à mort…mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu ! » L’un est aussi vrai, aussi sûr que l’autre ! « Bien que l’homme extérieur s’en va en ruine, écrira saint Paul, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour… » Telle est l’assurance du chrétien. Il faut persévérer pour le découvrir et s’en réjouir !

Auteur


Par-delà toute fin

Espoir et tremblement

Début août 2010, dans une mine de cuivre et d'or, en plein désert, à plus de 800 kilomètres de la capitale du Chili, un éboulement de rochers détruisait l'installation de tous les soutènements et bloquait 33 hommes à 300 mètres sous terre. Pendant un certain temps, on craignait de ne pouvoir sauver cette équipe. Dix-huit jours après l'accident, on découvrait que ces hommes étaient vivants ; on trouvait les moyens d'entrer en contact avec eux ; on mettait en place un dispositif pour leur parler, les nourrir, les soigner et sauver leurs vies. Le monde entier a eu les yeux fixés sur cet événement un peu fascinant.

Il me semble que si l'événement s'était produit en Galilée, à l'époque où Jésus sillonnait les routes humaines, il s'en serait servi de parabole pour transmettre le message qu'on devine dans ce texte un peu mystérieux. Il commence par une menace de destruction qui s'avèrera prophétique puisqu'en l'an 70 les armées romaines démolirent ce temple magnifique dont il ne reste plus pierre sur pierre, à part ce fameux mur des lamentations.

La fin de tout?

On pourrait se demander si les propos qui suivent ne sont pas l'annonce des catastrophes qu'on voit se succéder depuis un siècle : « guerres et soulèvements » « Nations et royaume dressés les uns contre les autres » ; depuis la première guerre mondiale jusqu'aux violences qui blessent aujourd'hui la Palestine ou l'Afghanistan en passant par la guerre froide, que d'affrontements en effet qu'on pourrait croire décrits d'avance par Jésus! Le sida ou la faim qui déciment des millions de personnes, adultes ou enfants, dans les pays les plus démunis ne sont-ils pas prédits eux aussi dans ce texte ? Pestes et famines...Les tsunamis et tous les phénomènes cosmiques sont peut-être, si l'on en croit les écologistes les prémices d'un drame universel. N'est-ce pas la fin du monde qui se profile dans les propos de Jésus?

La seconde partie de ce discours concerne moins l'univers dans son ensemble que le sort des disciples qui se réclameront de Jésus. On peut y voir la description de situations dont nous sommes aujourd'hui les témoins et que condamnent l'ACAT ou Amnesty International : dénonciations perverses, procès iniques, exécutions sommaires. Là aussi nous nous trouvons devant l'annonce d'une fin tragique : « ils feront mettre à mort certains d'entre vous ». Mais la dernière phrase donne à réfléchir : « Ils seront mis à mort mais pas un cheveu de leur tête ne sera perdu ».

Mes paroles ne passeront pas

On a du mal à comprendre. Je tente d'imaginer la façon dont Jésus se servirait des événements du Chili pour s'expliquer en paraboles. J'invente une parabole.

Jésus dirait aujourd'hui peut-être : « Regardez ces hommes sur qui s'est abattu le poids des roches et du terrain. On aurait pu se résigner et constater leur destruction; eux-mêmes auraient pu sombrer dans le désespoir et se dire : « la fin est arrivée ». En réalité, pendant des jours et des jours ces victimes du sort se sont organisées. En réalité, entre leur situation de détresse et le deuil des familles, s'est interposée l'intelligence de la société qui a déployé toutes les ressources dont elle disposait pour tenter de les sauver. Voyez ce dont l'homme est capable. Si la vigilance humaine peut faire se rejoindre la parole des survivants enfouis sous terre et celle de leurs familles, malgré les 300 mètres de rochers qui les séparent, à plus forte raison regardez ce que peut la parole de mon Père, sa parole créatrice ; elle appelle à la vie. Regardez l'univers et les forces de mort qui le traversent, soyez lucides mais ne dites pas « c'est la fin ». « Ne vous effrayez pas, ce ne sera pas tout de suite la fin ». Ne croyez pas ceux qui disent : « c'est moi, suivez-moi, le moment est tout proche ». Ne les croyez pas, la parole de mon Père traverse sa création ; elle est force de vie, elle appelle la vie. »

Vous croyez, dirait encore Jésus, qu'il faut se rendre à l'évidence. Vous affronterez des paroles qui tuent : « ils feront mettre à mort certains d'entre vous ». C'est vrai. Mais face à vos ennemis, votre persévérance et votre foi transformeront votre mort: « ce sera pour vous l'occasion de rendre témoignage ». Il est bien vrai que l'Eglise naîtra de la persévérance de ses martyrs. Vous admirez la persévérance de ces mineurs et de ceux qui les sauvent. Admirez aussi la persévérance de ceux qui, s'attachant à mon nom, transforment leur vie en témoignage, en message qui s'avère parole de Dieu. C'est mon langage et ma sagesse, en effet, qui se manifesteront dans ces procès conduisant à la mort; je les mettrai dans votre bouche. Vous pouvez transformer vos corps en discours qui font entendre les promesses de mon Père. Sa parole, en effet, est promesse, elle ouvre l'avenir. Vous voyez les hommes capables de faire revenir à la lumière du jour ceux qui sont enfouis dans les profondeurs de la terre. Croyez que si vous vous attachez à mon nom, mon Père vous arrachera à la mort et que pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. Sa parole est plus solide que les pierres du Temple et l'avenir qu'il annonce infiniment plus beau que ce qui ornemente ses murs. Vous croyez que tout finira. En vérité je vous l'affirme, la parole créatrice ne cessera de traverser le monde et chacune de vos vies pour ouvrir l'avenir. Le ciel et la terre passeront mais mes paroles ne passeront pas »

l'avenir sera toujours ouvert

Nous recevons les paroles de Jésus en ce mois de novembre, en un temps où nous nous souvenons de tous ceux et de toutes celles que nous avons aimés et qui ne sont plus. Nous les méditons quelques jours après ce triste anniversaire du 11 novembre qui mettait fin à une guerre meurtrière et au milieu des menaces terroristes qui pèsent sur l'Europe. Au milieu de tant de détresses, l'Evangile nous invite à l'Espérance. La parole de Dieu traverse l'histoire ; elle est promesse que l'avenir sera toujours ouvert, par-delà même notre mort. Elle fait de nous, au milieu de l'histoire, des témoins de Jésus ressuscité arraché au tombeau.

Michel Jondot