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Dans le jardin où il fut arrêté


Au repas de la Pâque, il avait dit : « Prenez mon corps »
Sous les feuilles des oliviers qu’un souffle fait trembler
Judas le prit dans ses deux bras
Pour le livrer au centurion
Et Pilate au Prétoire le livra aux soldats
Qui le conduiront jusqu’au Calvaire
Jésus se livre à nous aujourd’hui même
Il nous délivre

Sur le chemin où il fut écrasé


Mystérieux, le bois de la croix l’écrase
Les pierres blessent les pieds nus sur la chaussée
Il avait dit « Je suis la lumière du monde
Et la lampe du corps c’est l’œil »
Tout le corps est ébranlé et le regard chavire
Le corps brisé s’étend sur le chemin
Qui pourrait marcher encore si la lumière disparaissait ?

Face aux puissants qu’il a ridiculisés


Sur la montagne Dieu l’avait revêtu
D’une robe éclatante de blancheur
Dans le Prétoire on l’a couvert
D’une chlamyde rouge comme le sang
Ils ont couronné ce roi de pacotille
Ils l’ont déshabillé
Pour l’exposer nu aux regards de la foule
Sans savoir qu’ils mimaient les puissants de ce monde.
Pour les ridiculiser.

Face à celles qui le pleurent


Aux femmes en larmes à son passage
Il disait « Ne pleurez pas pour moi mais pour le monde
Il est trop triste... le monde est triste à en pleurer »
Véronique a séché les larmes de ses yeux
Pour regarder la Sainte Face souillée par la sueur et par le sang
Un linge essuie le doux visage
Qui s’imprime sur la toile et qui s’imprime encore
En chaque vis-à-vis.

Face à sa mère


Dieu s’est fait chair dans les entrailles de Marie
Le fils garde le silence tant la chair est essoufflée tant la voix est brisée.
Pourtant Marie entend :
« Femme mon heure est venue
Qui est mon père et qui ma mère ? »
A Nazareth un ange avait parlé
Désormais sur le chemin le ciel se tait
Mais la souffrance crie et appelle
Marie comprend
Entendrons-nous à notre tour ?

Avec celui qui le relève


Qui pourra le remettre debout ?
Ils ont trouvé Simon qui l’aide et le relève
Et qui le soutiendra jusqu’au bout du chemin
Qui peut rejoindre l’homme des douleurs ?
Sinon un pauvre comme Simon de Cyrène
Un laboureur ?
Qui peut le rencontrer sans s’appauvrir
Sans prendre sa croix pour le suivre ?

Avec Jésus crucifié


Ils l’ont dressé sur la croix et la croix devient signe
Au nom du Père et du Fils et de l’Esprit
Les rochers se sont fendus nos cœurs de pierre peuvent s’ouvrir
Désormais la prière est possible
Comme au jour du baptême le ciel s’est déchiré
Avec le voile du temple
Nos cœurs sont dévoilés et le Père écoute nos paroles
En recevant son Verbe
Seigneur accorde-nous ton salut
O crux ave spes unica




Peintures de Georges Rouault
Texte de Nicodème

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