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3ème dimanche de l'Avent

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens
Phil 4,4-7

Frères, soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie. Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc
Lc 3, 10-18

Les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? »
Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu'il partage avec celui qui n'en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu'il fasse de même ! »
Des publicains (collecteurs d'impôts) vinrent aussi se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? »
Il leur répondit : « N'exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »
À leur tour, des soldats lui demandaient : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondi : « Ne faites ni violence ni tort à personne ; et contentez-vous de votre solde. »
Or, le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n'était pas le Messie.
Jean s'adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu.
Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s'éteint pas. »
Par ces exhortations et bien d'autres encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

« Que devons-nous faire ? »
Michel Jondot

Réjouissez-vous !
Christine Fontaine

L’Espérance : une bonne nouvelle !
Michel Jondot


« Que devons-nous faire ? »

Un bouleversement de la morale

La morale ancienne s’effondre. Les comportements qui naguère semblaient aller de soi disparaissent. Les rencontres de type conjugal hors du mariage, qu’il soit civil ou religieux, n’ont plus rien d’étonnant. L’avortement n’a souvent rien de choquant. Il n’y a pas si longtemps, dans un pays laïque comme la France, on respectait les convictions religieuses des chrétiens ; aujourd’hui on peut caricaturer Jésus ou les saints sans que cela choque quiconque et les prêtres ne sont plus des personnages sacrés aux yeux de la société.

Une nouvelle morale s’élabore. Par exemple, on est plus sensible qu’autrefois au respect de l’environnement. La femme est davantage prise en considération que jadis et certains comportements masculins ne sont plus tolérables. Il arrive pourtant que cette nouvelle morale pose des questions étonnantes. Certes, lorsqu’après la guerre fut promulguée la Charte des Nations-Unies pour défendre les droits de l’homme, on était en droit de se réjouir. Mais aujourd’hui on peut s’interroger lorsqu’on voit certains mouvements militer pour que soit élaborée une Charte des droits des animaux. On entend dire qu’au Danemark ceux-ci « priment sur la religion ».

Un renversement évangélique

C’est déjà une rupture d’un certain ordre moral qui se dessinait auprès du Jourdain. Sans doute Jean-Baptiste faisait-il partie du groupe des Esséniens. Ces derniers avaient la particularité de croire qu’on touchait à la fin des temps et que cette proximité imposait un changement de comportement. Les foules venaient à lui pour inventer avec lui une nouvelle façon de vivre. A nos yeux d’Occidentaux, cette morale n’a rien que de traditionnel. A cause des injustices créées par le système économique, on comprend aisément que s’impose un certain partage avec les démunis pour faire face à l’immédiat : « Celui qui a deux vêtements qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger qu’il fasse de même ! » Quand, de nos jours, des policiers malmènent des manifestants, on est scandalisé et on pourrait faire nôtres les injonctions du Baptiste adressées aux soldats : « Ne faites violence à personne ! » Nous sommes choqués lorsqu’on apprend la corruption de certains hommes politiques ou certains fonctionnaires tout autant que l’était celui qui parlait aux publicains. Ceux-ci détournaient à leur profit des sommes d’argent sans que rien ne le justifie : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé », leur disait-il.

Quoi que nous en pensions, cette morale est révolutionnaire. C’est déjà une forme de sécularisation. Elle ignore tous les interdits religieux que rappellent sans cesse Scribes et Pharisiens. Elle ne se réfère pas à la Loi de Dieu, la Torah. Elle repose tout simplement sur la volonté de construire une société où les droits de chacun sont respectés. Et surtout elle annonce un autre renversement, plus heureux et plus fondamental encore. « Il annonçait au peuple une Bonne Nouvelle : celui qui vient baptisera dans l’Esprit-Saint et dans le feu. »

Dans ce contexte se produit alors cette rupture que les évangélistes, dans la suite du texte, ont su magnifiquement évoquer. « Le ciel s’ouvrit et l’Esprit Saint descendit sur lui (Jésus) sous une forme corporelle comme une colombe. Et une voix partit du ciel : Tu es mon fils ; moi aujourd’hui je t’ai engendré. » Par-delà la voix du Baptiste, il fallait entendre une autre voix. On se demandait : « Que devons-nous faire ? » La réponse vient du Père et Jésus la répercute. La même voix se fera entendre plus tard, à la Transfiguration, en ajoutant : « Ecoutez-le ! »

Le dépassement de la morale

En Jésus, se manifeste, en effet, une double révolution. D’une part, il s’inscrit dans la lignée de Jean-Baptiste qui semble ignorer les prescriptions religieuses. Qui, plus que lui, s’en est pris aux autorités soi-disant spirituelles de son temps pour contribuer à faire de la société où il vivait une société fraternelle ? L’attente des infirmes était plus importante que celle des chefs de synagogue un jour de sabbat. Le cri des foules qui, sur son passage, criaient « pitié » avait pour lui beaucoup plus de poids que les discours des scribes ou des Pharisiens. Contribuer à faire en sorte que nul ne soit exclu des échanges qui font une société, telle est la réponse que l’histoire de Jésus apporte aux foules qui se demandaient « Que devons-nous faire ? »

D’autre part, la manière dont Jésus vivait avec ses contemporains dépassait, en réalité, toute morale possible. A travers les efforts des hommes pour tenter de vivre dignement, il entendait une voix, un appel, un impératif venu de plus loin et de plus haut que toutes les lois qui régissent la vie de nos sociétés. Elle vient du Père, comme autour de Jean-Baptiste. Elle ne se préoccupe guère de ce qui peut paraître condamnable. Le financier véreux comme Zachée ou la pécheresse que tout le monde montre du doigt, valent autant à ses yeux que Marthe, Marie ou leur frère Lazare dont on devine la probité. Par-delà tous nos comportements, qu’ils soient louables ou honteux, le Père attend, dans l’invisible, « la miséricorde et non le sacrifice ».

A travers les recherches de nos contemporains, certes la façon de regarder la vie est parfois étrange. « Que devons-nous faire ? », se demandait-on autour de Jean-Baptiste. A chacun de répondre mais n’oublions pas qu’à la suite de Jésus nous devons demeurer témoins de l’invisible.

Michel Jondot


Réjouissez-vous !
Phil 4,4-7 (Cf. supra)

La joie impossible

Cela n’arrive qu’aux autres. Un jour Myriam pourtant fut l’autre, celle qui reste le long du mur, côté ombre. Pire, côté nuit.

« Vint mon premier hiver de solitude, écrit Myriam. Et vint Noël… la fête douce entre toutes, la fête insoutenable lorsque l’amour est mort et que l’on ne se sent soi-même plus rien à donner.

« D’abord fuir la lumière, la cohue, les rires, la joyeuse complicité des petits et des grands. Se réfugier dans les coins pour cultiver en paix ses nostalgies d’autres Noëls vécus dans la chaleur et dans la grâce.

« Enfin ‘la nuit des merveilles’ qu’il faut affronter le cœur vide. Pas réellement seule cependant. Un foyer ami m’a ouvert sa porte, des yeux d’enfants m’attendent, des mains offertes.

« Pourquoi soudain l’envie de me sauver ?
J’aimerais tant être des leurs et de cette fête qu’ils ont un peu préparée pour moi. Mais je suis l’étrangère, malgré la gentillesse que je sens passer sur moi sans m’atteindre.

« Toute la nuit je vais m’efforcer de sourire pour ne pas leur peser. Je vais faire semblant mais mon cœur reste dans la tristesse. La joie pour moi est impossible. »

Soyez dans la joie !

« Frères, soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie », écrit Saint Paul.
Ne sont-elles pas dérisoires ces paroles pour ceux qui, comme Myriam, vivent dans l’angoisse ?
Ne sont-elles pas scandaleuses pour ceux qui, en ce temps de Noël, n’auront d’autre lot que la tristesse ? Une tristesse et une solitude comme creusées encore par la joie des autres… de ceux qui ont de la chance… Car la joie n’est-elle pas avant tout une question de chance ? En quoi dépend-elle de notre bon vouloir ou de notre décision ?

Tous nous voulons la joie pour nous-même et ceux que nous aimons. C’est même la seule chose que nous désirons vraiment. Mais tous nous savons aussi que, la plupart du temps, nous n’avons pas de prise sur elle. Elle nous glisse entre les doigts. La souffrance, le deuil, l’incompréhension, la solitude nous arrivent sans que nous les cherchions.

« Soyez toujours dans la joie », dit Paul. Il parle à l’impératif. C’est un ordre qu’il nous adresse… Comme si nous étions responsables d’être en peine ! Faut-il entendre que, lorsque la tristesse nous accable, nous devons en plus nous dire que cette tristesse nous place hors de la volonté de Dieu ? Qu’elle nous éloigne de Dieu ? Devons-nous nous déclarer coupables de vivre dans la peine ?

La joie est dans l’ordre de Dieu

« Soyez toujours dans la joie », c’est bien un ordre que Paul nous adresse de la part de Dieu lui-même. Mais c’est nous qui parlons de faute et de culpabilité. Les paroles de Paul ne signifient pas que la tristesse est une faute. Elles signifient que la tristesse n’est pas dans l’ordre de Dieu. Autrement dit, la tristesse est un désordre ; nous ne sommes pas faits pour elle.

Dieu veut la joie pour chacun de nous plus encore que nous ne la voulons nous-mêmes. Dieu veut notre joie, par là Il rejoint notre désir le plus profond et il nous permet de le dire. Lorsque nous crions parce que nous vivons dans la souffrance, lorsque nous sommes écrasés par l’injustice qui nous est faite, lorsque nous pleurons d’être enfermés dans l’angoisse et la solitude, nos cris et nos pleurs ne nous éloignent pas de Dieu. Ils sont l’écho du désir de Dieu lui-même. Notre volonté de sortir de la peine croise alors celle de Dieu.

Nous ne sommes pas seuls à vouloir la joie. Dieu et nous, ensemble, nous la désirons. Vouloir le bonheur, c’est rejoindre ce que Dieu veut. Alors nous avons raison de crier lorsque la vie nous fait échapper à cet ordre de Dieu. Nous avons raison de nous révolter contre ce désordre profond qu’est la tristesse humaine.

Ce dimanche d’avent Noël est donné d’abord à ceux pour qui la joie est troublée, impossible peut-être. L’appel de Dieu à la joie est un appel à ne pas nous résigner à notre tristesse. C’est une possibilité qui nous est ouverte de crier vers Dieu, d’en appeler à Lui pour que sa volonté soit faite !

L’appel de Dieu à la joie est un appel à la patience aussi. Nous ne sommes pas créés pour la nuit. Il vient Celui qui veut nous sauver de cette tristesse. Déjà il demeure parmi nous, même si aujourd’hui nous ne le connaissons pas. « Gardez courage, dit Saint Paul, car il est fidèle le Dieu qui vous appelle. Tout cela Il l’accomplira. »

L’appel de Dieu à la joie est un appel enfin à donner ce que nous ne possédons peut-être pas. Décider de donne de la joie aux autres, faire un pas concret vers eux – lorsqu’on est soi-même emprisonné dans l’angoisse ou la solitude – c’est peut-être le plus sûr chemin pour connaître la joie le jour de Noël. L’Evangile ne dit-il pas « Donnez et vous recevrez… une mesure bien tassée, secouée débordante sera versée dans votre tablier » ? Nous pensons toujours qu’il faut posséder quelque chose pour pouvoir le donner mais nous pouvons très bien donner ce que nous ne possédons pas… Donnons de la joie aux réfugiés, aux sans-logis, aux exclus, à l’étranger, au clochard, au voisin de palier, au vagabond. Trouvons le geste qui les touche. Donnons la joie que nous avons ou celle que nous n’avons pas et nous la recevrons cent fois plus que nous l’imaginions possible !

Christine Fontaine

L’Espérance : une bonne nouvelle !

Que devons-nous faire ?

On projette de rendre libre la vente de certaines drogues dont la consommation est dangereuse pour les adolescents ? Comment devons-nous réagir ? Des jeunes n’hésitent pas à cohabiter sans que leur liaison soit reconnue par la société, validée par l’Eglise et la Mairie ? Les aînés doivent-ils se résigner ou s’indigner et parler ? La vie en couple est rendue possible pour les homosexuels ; ceux-ci réclament le droit de se marier et d’avoir des enfants. Est-ce tolérable ?

Ces questions sont nouvelles. D’autres ressemblent étrangement aux questions qu’on se posait au moment où, dans le désert, Jean baptisait. En cette période où le chômage s’accroît, où le nombre des sans-abris ne cesse d’augmenter, on s’interroge tout comme autrefois : « Que devons-nous faire ? » En ce siècle où les banques s’écroulent, où les spéculations se multiplient, où l’argent commande l’ensemble des relations entre les personnes et entre les peuples, il faut espérer que beaucoup de nos contemporains ressemblent aux publicains qui, demandant le baptême, voulaient modifier leur comportement : « Que devons-nous faire ? » (Les publicains étaient les financiers palestiniens qui trafiquaient avec les agents du trésor romain). Dans les cités où la délinquance des jeunes est dangereuse et où se cachent des clandestins, la tâche des policiers est délicate ; ils sont tentés de répondre à la violence par la violence, d’user de la force pour chasser les sans-papiers, ou au contraire, de s’interdire d’intervenir pour ne pas jeter d’huile sur le feu. Là encore « que faire ? »

Nous avons mieux à attendre !

Il est bon de se poser ces questions. Toute société exige que chacun s’interroge sur ses responsabilités pour que la vie en commun soit possible. En réalité, nous sommes, en permanence, soumis à une double tentation. Nous enfermer dans le laisser-faire, nous replier sur nos habitudes sans nous poser de questions, ou, au contraire, comme les foules qui entourent le Baptiste, nous interroger sur nos responsabilités. C’est à cela que conduit la prédication de Jean; le Baptiste écoute les problèmes de conscience des uns et des autres et il y apporte une réponse sage. Aujourd’hui, à la suite des foules auprès du Jourdain, le chrétien a des réponses : l’Eglise n’est pas avare pour prodiguer consignes et interdits…

Il arrive que cela réjouisse des chrétiens, heureux d’avoir une morale sur laquelle s’appuyer Il arrive, au contraire, que ceci agace bien des baptisés : ils ont d’autres idées qu’ils aimeraient imposer et qui, selon eux, seraient plus efficaces pour faire face aux difficultés du monde. Il me semble que les uns et les autres sont contestés par l’Evangile. Ce que Jean-Baptiste constate et qu’il ne conteste pas, c’est que l’action qu’ils mèneront, aussi sage qu’elle soit, ne peut les satisfaire. Quoi qu’on leur dise et quoi qu’ils fassent, quoi qu’ils réalisent, quoi qu’ils décident, ils seront déçus. Après avoir répondu à leurs questions, il s’aperçoit « que le peuple était en attente ». La morale qu’on leur propose ne peut leur suffire et Jean le comprend bien.

Malheur à ceux qui croient savoir où les conduit leur action ! Malheur à ceux qui croient déceler quel est le bon comportement et qui vivent dans la certitude que leur morale débouchera un jour sur un monde répondant à tous les besoins. Certaines idéologies, au siècle dernier, ont vécu dans cette illusion et il leur a fallu déchanter. Et malheur même à ceux qui croient que la morale de l’Eglise, ses doctrines et ses Encycliques, sont l’ultime réponse aux questions de l’humanité. Certes, elle se doit, comme Jean-Baptiste, d’écouter les incertitudes de ses contemporains, d’y réagir à sa façon ; le cinquantième anniversaire de Vatican II est l’occasion de se rappeler la tâche de l’Eglise dans le monde de ce temps. Mais, dans la mesure où son premier souci est d’annoncer l’Evangile, elle se doit, comme Jean-Baptiste, de s’effacer devant l’avenir : « Il vient celui qui est plus puissant que moi. »

Dans l’Esprit et dans le feu

Le temps de l’Avent nous rappelle, en effet, que notre cœur ne trouvera jamais ce qu’il attend quels que soient nos efforts ou nos actes. Dieu vient, en Jésus ; nous l’attendons, nous l’attendrons toujours : il est plus grand que notre cœur. Tournons-nous sans cesse du côté où le jour n’est pas encore levé : la foi conduit à l’Espérance. Ne nous endormons pas ; soyons en réalité – c’est un thème qui recouvre ce temps liturgique – des veilleurs.

Oui, des questions nouvelles interrogent notre conscience morale : ne les esquivons pas. Oui, l’imprévu, sans cesse nous déconcerte ; ne nous effrayons pas, il relance la curiosité, la recherche. Notre Dieu sera toujours à rechercher. Oui, l’inconnu nous échappe ; sans doute sommes-nous mal équipés pour l’accueillir. Peut-être répondons-nous mal aux questions qu’il risque de nous poser. Soyons prudents, certes, mais Celui qui vient et qui ne cessera de venir, baptise dans l’Esprit et le feu. Il brûlera toutes les scories de l’existence, celles dont nous sommes personnellement responsables et toutes les autres. On nous annonce qu’Il vient ! Nous l’espérons et là est la Bonne Nouvelle. « Cherche-le pour le trouver et trouve-le pour le chercher encore », disait saint Augustin.

Michel Jondot