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Mariages homosexuels ?
Nicodème


La prière universelle du 15 août 2012 a beaucoup fait parler dans la société, en particulier parmi les chrétiens. Nous tentons, pour notre part, de regarder sereinement une question difficile. Sans avoir de position tranchée nous amorçons une réflexion. Celle-ci n’a pas fait l’objet d’un débat au sein de l’équipe animatrice. Elle provient des échanges que les circonstances ont permis entre quelques uns au cours de l’été (article mis en ligne le 2 septembre 2012).

Après une réunion de l'équipe animatrice, un autre article a été mis en ligne le 5 novembre 2012 : "Mariages homosexuels, si nous votions..."
Un troisième article sur le sujet a été mis en ligne le 21 décembre 2012 :
"Mariages pour tous ?"

(10) Commentaires et débats

Des débats s’annoncent dans la société

A coup sûr vient le temps où la société sera troublée par les débats concernant le mariage des homosexuels. Sans aucun doute, l’Église parlera : chaque catholique, dans nos pays, est suffisamment éclairé pour se situer intelligemment, le moment venu, par rapport aux propos qu'elle tiendra.

Il est à peu près sûr qu'elle ne changera pas son attitude ni sa doctrine.

Certes, elle aurait tort, dans une société laïque, de prétendre avoir pour vocation de défendre des principes moraux valables pour tous : le pouvoir de légiférer ne lui appartient pas. Néanmoins, en régime démocratique, elle a droit à la parole, même si nous sommes nombreux aujourd'hui à demander que celle-ci ne soit pas le monopole des clercs.

Souhaitons que nul, parmi les fidèles, ne souffre de ce qu'il entendra. Souhaitons que nul baptisé, quelle que soit sa position conjugale dans la société, ne cède à la tentation de se sentir exclu. Souhaitons qu'au milieu des remous, le message des Évangiles soit pour chacun source de paix.

Ceci dit, il nous faut avouer que le problème n'est pas simple. La question n'intéresse pas seulement les théologiens ni les parlementaires. Les sciences humaines ont leur mot à dire, des juristes s'interrogent. Nous avons consulté quelques personnes compétentes dont le jugement pourra éclairer les consciences et les protéger des réactions simplistes.

Les lois en France aujourd’hui

La question du mariage des couples homosexuels est internationale. Chaque pays a aussi sa particularité ; en l’occurrence voici comment se présente la situation en France.

Les limites du PACS

Le pacs permet une reconnaissance sociale d’un couple homosexuel mais n’ouvre pas le droit de fonder une famille. Par exemple, selon la loi française, seules des personnes en couple hétérosexuel ou des célibataires ont le droit d’adopter un enfant. Deux hommes ou deux femmes pacsés n’en ont pas le droit. Il faut qu’ils se « dé-pacsent » pour que l’un des deux – reconnu alors comme célibataire – puisse adopter ; reste que l’autre membre du couple n’a aucune obligation ni aucun droit à l’égard de l’enfant.

Par ailleurs, la loi française aujourd’hui, autorise l’insémination artificielle uniquement pour les couples hétérosexuels qui, pour des raisons médicales, ne pourraient obtenir une fécondation par des moyens naturels. L’insémination artificielle n’est pas permise pour une femme désirant être mère sans que le père puisse être identifié ; elle n’est donc pas aujourd’hui accessible aux femmes vivant seules ou en couple homosexuel.

Fonder une famille

Lorsque des couples homosexuels demandent le droit au mariage, ce n’est pas seulement à une reconnaissance sociale qu’ils veulent accéder : le PACS la leur donne. Ils demandent le droit de fonder une famille donc la possibilité d’avoir et d’élever des enfants.

Le mariage – et non le PACS - donne le droit de fonder une famille mais il ne suffit pas. C’est la porte d’entrée pour que les autres droits soient reconnus. La société, en effet, ne serait pas cohérente avec elle-même si elle reconnaissait un droit de principe mais ne fournissait pas les moyens d’en user. Ainsi, à la suite du droit au mariage – ou simultanément – devraient être reconnus  :
- Le droit des « parents sociaux » (deux pères ou deux mères) ayant les mêmes devoirs et les mêmes droits que les parents biologiques dans des couples hétérosexuels.
- Le droit de passer par une mère porteuse.
- Le droit à l’insémination artificielle.

Avoir des enfants

Le mariage de couples homosexuels ouvre au droit d’avoir des enfants. Mais se pose en même temps le problème du droit de l’enfant au sein de ce couple. N’est-il pas nécessaire à l’enfant de se savoir né d’un homme et d’une femme pour pouvoir se construire ? La société doit-elle ou non lui en donner le moyen ? La revendication du mariage par des couples homosexuels ne conduit-elle pas à se poser cette question ?

A cet égard, il faut distinguer la situation d’un enfant né dans un couple hétérosexuel, dont l’un des deux parents se sépare et vit ensuite en couple homosexuel. Cet enfant a bien un père et une mère identifiables ; il peut avoir plusieurs papas ou plusieurs mamans, reste qu’il sait être né d’un homme et d’une femme, de ce père et de cette mère-là. Tel n’est pas le cas d’un enfant né d’une mère porteuse anonyme ou par insémination artificielle d’un donneur tout aussi anonyme.

Cette question est rendue possible par les progrès de la biologie. Il n’y a que très peu d’années que l’insémination artificielle est possible. Cependant ce qui est possible biologiquement n’est pas nécessairement souhaitable pour le bien de l’enfant.

Des psychanalystes s’interrogent. Ils ne sont pas aujourd’hui tous d’accord. Des juristes s’interrogent. Eux non plus ne sont pas tous d’accord. Avant de tenter de nous situer, nous proposons d’écouter :
- le point de vue d’une psychanalyste (Claude Halmos).
- le point de vue d’un avocat spécialiste du droit de la famille (Jean-Luc Rivoire).
Leurs positions ne font pas l’unanimité. Cependant elles nous ont paru éclairantes.

Le point de vue d’une psychanalyste,
Claude Halmos (1)

Le danger du « Tout est possible »

Si l’on (re)vient à l’enfant et à sa problématique (telle que révélée à ceux dont le travail est d’écouter leur souffrance psychique), on peut dire deux choses : d’abord qu’un enfant se construit et que, comme pour toute architecture, il y a des règles à respecter si l’on veut qu’il "tienne debout". Ensuite, que la différence des sexes est un élément essentiel de sa construction. Elle est pour lui un repère symbolique majeur et ce, pour deux raisons.

- Parce qu’elle est (avec la compréhension de sa place dans sa généalogie et celle de l’interdit de l’inceste) ce qui lui permet de construire son identité. Nanti de ces éléments il peut " conjuguer " sa vie à la fois :
- au présent : "Je suis un garçon" ou "Je suis une fille" ;
- au passé : "Je suis le descendant (ou la descendante) de tels hommes (ou de telles femmes) de mes lignées paternelle et maternelle" ;
- et au futur : " Plus tard je serai… un homme comme mon père, mon grand-père…, une femme comme ma mère… "
Sachant qui il est et d’où il vient, l’enfant peut savoir où il va (…)

- La différence des sexes est aussi l’une des premières limites que l’enfant rencontre.
Essentielle et incontournable – car elle est inscrite dans le corps –, elle est aussi difficile à accepter pour les garçons que pour les filles, mais devient souvent, de ce fait, le modèle de toutes les autres limites : si je suis un garçon, je ne peux pas être une fille. Si je suis une fille, je ne peux pas être un garçon. Donc je ne peux pas être "tout". Donc je ne peux pas avoir "tout".

Remettre en cause la différence des sexes reviendrait ainsi à faire vivre l’enfant dans un monde où "tout" serait possible : que les hommes soient des "papas" et aussi des "mamans", les femmes des "mamans" et aussi des "papas". Un monde comme celui de la toute-puissance magique où chacun, armé de sa baguette magique, pourrait abolir les limites. (…)

Grâce à la différence des sexes, du désir circule

L’enfant a besoin d’un père et d’une mère qui soient un homme et une femme. Il s’agit que la mère accepte d’être femme et mère et pas homme et père et qu’à l’inverse l’homme reconnaisse qu’il ne peut être femme et mère. Il s’agit que chacun soit posé dans sa différence et que du désir circule à cause de cette différence. En quoi est-ce important pour l’enfant ? Sans prétendre être exhaustif, on peut citer quelques étapes essentielles.

La différence sexuelle, si elle est reconnue et acceptée par les parents, permet à chacun de trouver sa place :

- La mère, en effet, doit accepter l’idée que cet enfant, qu’elle a "fabriqué" dans son ventre, elle ne l’a pas "fait" seule. Qu’il est aussi l’enfant de l’homme dont elle a eu besoin pour le "faire" et que, donc, il n’est pas son "objet".
- Parallèlement, le père doit supporter de ne pas avoir porté cet enfant et de ne pas l’avoir mis au monde. Il doit renoncer à "faire la mère" et trouver – ce qui n’est pas simple – sa place de père : une place de tiers entre l’enfant et sa mère.
- Ce n’est en effet que si son père et sa mère sont ainsi situés que l’enfant pourra avoir une place à part entière et, s’appuyant sur son père, se détacher de sa mère et grandir.
Notons d’ailleurs que, même quand la mère ne "reconnaît" pas la place du père, le fait que celui-ci soit d’un autre sexe qu’elle constitue pour l’enfant un "extérieur" auquel il peut se référer : il existe autre chose que sa mère. (…)

La différence des sexes permet au père de prendre sa place de "porteur de la loi" :

Pour qu’il puisse en effet prendre cette place, il faut que la mère accepte qu’il intervienne en tiers entre l’enfant et elle (et qu’elle le dise à l’enfant). Mais, pour que "l’opération réussisse", il faut que ce "tiers" ne soit pas un simple "troisième" qui, par sa seule présence physique, signifierait à l’enfant qu’il n’est pas seul avec sa mère. Il faut que le père soit reconnu par la mère comme ayant "quelque chose" (une place, un pouvoir, un sexe…) qu’elle n’a pas et qu’elle accepte de ne pas avoir. C’est parce qu’il est porteur d’une différence que le père est situé comme "autre", et donc "tiers", entre la mère et l’enfant. Et c’est l’acceptation par la mère de cette différence qui permet à l’enfant d’accepter que lui non plus n’est pas tout puissant et qu’il est donc soumis aux limites, aux règles, à la loi. (…)

Les corps sexués de ces parents et le désir qui circule entre eux sont donc indispensables pour qu’un enfant puisse se construire. C’est encore plus important pour les enfants adoptés qui ont besoin de reconstruire leur origine et de comprendre de quel désir ils sont nés.

Aucune famille hétérosexuelle n’est idéale et l’hétérosexualité des parents n’a jamais été, en tant que telle, une garantie de bien-être pour les enfants. Il s’agit seulement que les enfants adoptés aient les mêmes chances (et les mêmes malchances) que ceux qui sont élevés par leurs parents biologiques.

Le droit à l’indifférence ou le droit à l’indifférenciation ?

Pour une psychanalyste, l’idée de "normalité" appliquée à la sexualité n’a aucun sens. Il y a en effet au départ, chez chaque être, une bisexualité psychique, c’est-à-dire la possibilité de pencher du côté du masculin ou du féminin quel que soit son sexe anatomique. Et le chemin qu’il prend dépend toujours de ce qu’il vit : de ses parents, de ses rencontres, des paroles qui lui sont (ou non) dites, etc. Aucun chemin n’est donc plus "normal" qu’un autre. (…) Partant de là, je considère que la reconnaissance, par la société, du couple homosexuel est normale et juste (dans le cadre du PACS). Cette reconnaissance implique-t-elle qu’un couple homosexuel soit "la même chose" qu’un couple hétérosexuel ? A l’évidence, non. Beaucoup cependant opèrent ce glissement et, réclamant le "droit à l’indifférence" – entendu en fait comme droit à l’indifférenciation (sexuelle) –, demandent que les couples homosexuels aient le droit comme les couples hétérosexuels d’adopter des enfants. Cela me semble une erreur grave.

Le point de vue d’un spécialiste du droit de la famille,
Jean-Luc Rivoire (2)

Comment faire du droit ?

Nous sommes sortis d’un système coercitif et nous ne pouvons que nous en réjouir. Le système « théologico-politique », maintenait les couples parentaux, les filiations par toute une série de moyens répressifs (…) où les homosexuels étaient mis au ban de la société.

Ce système était extrêmement violent. Il ne peut en aucune façon être question de revenir en arrière ; d’abord parce que c’est impossible mais surtout parce qu’enfin nous pouvons nous réjouir que la machine à culpabiliser et à exclure ne marche plus. Mais à l’inverse, ne sommes-nous pas en train de basculer dans un monde sans ordre public de la famille ? Un monde où l’échec n’est plus stigmatisé, certes, mais où personne ne sait plus vraiment où il en est ? N’assistons-nous pas à une panne des parcours d’humanisation ?

Je suis souvent frappé que lorsqu’on fait un constat comme celui-là (« enfin une chose mauvaise qui s’arrête, un système répressif qui ne marche plus ! »), on voit apparaître, en même temps, combien la question « comment faire du droit ? » est compliquée. Le fait d’avoir supprimé cette manière critiquable de « faire société » ne règle pas la question de savoir comment faire du droit sans cette organisation hiérarchique et pyramidale.

La multiplication des demandes

(…) Dans la société actuelle, les demandes « communautaristes », catégorielles, se multiplient. Les minorités réclament le droit d’exister socialement et c’est un progrès.(…) Cependant, il arrive qu’en répondant à une demande catégorielle on en vienne à déconstruire le tissu social. Prenons un exemple parmi d’autres : la revendication de la parentalité pour les homosexuels. Tentons de remonter le mécanisme ; il fonctionne par enchaînement :

- Première revendication, dans un couple homosexuel féminin : une des femmes va dire "je veux avoir un enfant par insémination artificielle". C’est interdit en France. "Je vais en Belgique, ce n’est pas un problème !" Actuellement beaucoup de couples de femmes se sont débrouillés comme cela. Donc on discute : peut-on donner aux femmes homosexuelles l’accès à l’insémination artificielle… pourquoi pas ?

- Très vite derrière ces femmes, les couples homosexuels masculins disent "Attendez ! Nous sommes victimes d’une discrimination. Nous ne pouvons pas bénéficier d’une insémination artificielle. Au nom de quoi allez-vous dire qu’il n’y a que les couples homosexuels féminins qui peuvent avoir un enfant ? Des couples d’hommes sont tout à fait attentifs, aimants avec un enfant." Et qui pourra dire "non" ? On l’a accepté dans des couples homosexuels féminins, les hommes vont dire : "Vous devez nous ouvrir le droit à une mère porteuse car pour nous c’est la seule solution. Donnez-nous le droit d’acheter un enfant, d’acheter le ventre d’une femme pour produire un enfant que nous allons reprendre et élever." D’accord, et après ?

- Madame X, une "grande dame" qui a fait une très belle carrière, mais qui a oublié d’avoir des enfants et un mari, atteint l’âge de 55 ans ; elle découvre qu’elle est passée à côté de sa vie et va dire : "Mais moi je veux avoir un enfant. Au nom de quoi n’en aurais-je pas ? Vous devez me faire une insémination. Je suis trop vieille pour accoucher ? Eh bien vous me devez une mère porteuse. Je veux avoir un enfant par mère porteuse."

Ainsi par une sorte de tache d’huile, d’enchaînement (l’un qui revendique et l’autre qui dit « pourquoi pas moi aussi ? ») on arriverait à une manière d’enfanter qui n’aurait plus rien à voir avec la pratique ancestrale et « universelle » : un enfant ne procèderait plus de l’union d’un homme et d’une femme qui l’établirait dans une généalogie.

Revendications de minorités et nécessité d’un ordre public

La question n’est pas que la revendication des homosexuels ne serait pas légitime. Il n’y a pas de raison que deux homosexuels aiment moins un enfant que deux hétérosexuels. Ceci est une chose. Mais autre chose est de mettre en place un système juridique qui va infléchir la filiation selon la demande des couples homosexuels : à cause d’une minorité on va mettre en place un modèle mettant en œuvre un droit d’acquérir un enfant ; c’est « je vais le commander, je vais le faire faire au sens technologique du terme ; je vais l’acheter ». Est-ce cela que l’on veut ? Un problème grave se pose entre une revendication parfaitement légitime – et je n’ai aucune raison de contester aux homosexuels leur dignité humaine - et la question de l’ordre public nécessaire pour faire fonctionner quelque chose d’aussi central pour le vivre ensemble que la question de la filiation. La société ce sont des hommes mais des hommes ensemble. Comment fait-on cet ensemble, c’est tout le problème. C’est-à-dire comment faire société ?

Le point de vue de Nicodème (3)

Les manières de « faire famille » sont en pleine mutation aujourd’hui : familles recomposées, parents séparés, parents vivant en unions libres ou pacsés, mère célibataire… et aussi des familles stables où l’enfant a père et mère... Les modèles se brisent. Des difficultés surgissent dans de très nombreux foyers. Les enfants de couples homosexuels courent-ils davantage de risques que d’autres ? Aujourd’hui, nul n’a le recul nécessaire pour le dire. Cependant nous sommes sensibles aux arguments de la psychanalyste et du spécialiste en droit de la famille que nous avons cités.

Il ne nous semble pas que l’Eglise puisse considérer comme sacramentelle une union homosexuelle. Il s’agit là d’un problème théologique que nous n’abordons pas ici. En revanche ne peut-on considérer que se profile une société où les manières de vivre en famille sont multiples et où des couples homosexuels seraient une manière entre plusieurs autres de vivre sa sexualité ? Est-il possible, dans ces conditions, que l’Eglise invente une manière de célébrer l’engagement de couples homosexuels chrétiens ? Il est permis, au moins, de poser la question. Quoi qu’il en soit, un couple de baptisés homosexuels, même s’il est considéré comme marginal, a droit qu’on l’aide à assumer évangéliquement la vie qu’il a choisie. Qui l’aidera à vivre dans la fidélité, à grandir dans la foi et à inscrire dans la société le témoignage de son attachement à Jésus ?

Nous souhaitons que l’Eglise n’exclue a priori personne, en particulier qu’elle n’interdise pas la communion aux homosexuels en couple ni aux divorcés remariés. Si elle a, au milieu de la société, une vocation particulière c’est de permettre à chacun et à chacune d’échapper à la solitude, à la condamnation ou à la mauvaise conscience. Nous la voudrions tout entière fraternelle à l’égard de chacun, quel que soit son chemin.

Nicodème
Peintures de Dominique Penloup

1- On trouve la version intégrale de cet article de Claude Halmos sur le site "Psychologies.com" à la page : L'adoption par des couples homosexuels, et l'enfant dans tout ça ? / Retour au texte

2- On trouve la version intégrale de cet article de Jean-Luc Rivoire sur le site de Dieu Maintenant à la page:  Des droits pour être humain / Retour au texte

3- Les articles signés "Nicodème" n'ont pas fait l'objet d'un débat général au sein de l'équipe animatrice. Ils reflètent l'opinion de quelques uns qui se sont réunis sur le sujet. / Retour au texte