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17ème dimanche

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc
Lc 11, 1-13

Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. » Il leur répondit : « Quand vous priez, dites :'Père,que ton nom soit sanctifié,que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés,car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation.' »

Jésus leur dit encore€: « Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander : 'Mon ami, prête-moi trois pains : un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir.' Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond : 'Ne viens pas me tourmenter ! Maintenant, la porte est fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain', moi, je vous l'affirme : même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut. Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre. Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson ? ou un scorpion, quand il demande un oeuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

Nouvelle homélie : « Apprends-nous à prier »
Christine Fontaine

Honorer la demande !
Michel Jondot

Demandez l'Esprit Saint !
Christine Fontaine


« Apprends-nous à prier »

Du régime de la loi à celui de la grâce

Si vous demandez à qui vous a lésés de vous rendre votre dû, vous êtes dans l’ordre du droit sans lequel il n’est pas d’humanité possible. En revanche, quand nous demandons à un voisin de nous dépanner parce que des amis viennent d’arriver et que nous n’avons rien à leur donner à manger, nous ne sommes plus dans l’ordre de la justice : nous n’avons aucun droit à lui adresser cette demande ; nous faisons simplement appel à sa bonté. Répondre à la prière de quelqu’un est de l’ordre de l’amitié non du droit. Nous honorons alors une dette d’amitié sans laquelle il n’est pas non plus d’humanité possible.

« Un jour, quelque part, Jésus était en prière… » Se situer dans le registre de la prière, c’est choisir le registre de l’amitié. Le fait que Jésus soit en prière manifeste qu’il ne revendique aucun droit de son Père. Le prier, c’est vivre en son amitié. « Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : ‘Seigneur, apprends-nous à prier’. » Apprendre à prier, consiste d’abord à reconnaître que Dieu ne nous doit rien. Lorsqu’Il répond à nos demandes ce n’est pas parce qu’il le devrait en raison de notre bonne conduite. C’est uniquement par pure amitié pour nous. De notre côté, nous ne lui devons rien lorsqu’il nous exauce, sauf notre reconnaissance… Une reconnaissance dont Il n’a pas besoin mais qui monte du cœur : comment ne pas reconnaître combien il est bon de vivre en amitié avec Dieu ? Prier c’est quitter le registre de la loi pour entrer dans celui de l’amour libre et gratuit, autrement dit de ce qu’en christianisme on appelle « la grâce ». Prier c’est croire en l’amour que Dieu nous porte et en appeler à lui pour nous donner la vie de jour en jour.

Le régime de la grâce fonctionne-t-il ?

Jésus a dit : « Demandez et vous recevrez… car quiconque demande reçoit… » Et nous qui croyons que Dieu ne nous doit rien mais qu’il nous aime, nous l’avons prié et nous n’avons pas toujours reçu ce que nous lui avons demandé. N’est-ce pas le signe que Dieu nous abandonne à nos propres forces, qu’il ne se mêle pas de nos affaires, en un mot qu’Il ne nous aime pas vraiment ? En effet s’il nous aime sans se mêler de notre existence quotidienne, son amour nous dépasse tellement que, d’une certaine manière, il ne nous concerne plus. Car nous n’avons d’autre existence que celle bien quotidienne où souvent nous sommes inquiets pour notre santé et celle de nos proches, où nous risquons de nous retrouver au chômage sans pouvoir nourrir notre famille, où nous voyons notre enfant mal tourner sans que nous puissions le retenir sur cette mauvaise pente. Comment Dieu peut-il prétendre nous aimer s’il ne nous rejoint pas là où nous vivons ? Reconnaissons-le : si Dieu ne répond pas à nos demandes les plus quotidiennes, il ne nous rejoint pas du tout. Alors cet évangile n’est pas vrai et Jésus-Christ est un menteur. Ou bien encore, si Dieu attend que nous soyons des saints pour répondre à nos demandes, il ne nous aime pas gratuitement ; il n’agit pas en ami et le registre de la grâce ne fonctionne pas vraiment avec lui. Il ne nous reste plus alors qu’à en revenir à celui de la loi, où nous pouvons au moins faire appel à la justice des hommes pour recevoir ce qui nous est dû. Nous n’aurons pas tout ce que nous désirons mais au moins nous n’aurons pas tout perdu !

En vérité le régime de la grâce – ou celui de la prière – fonctionne à plein du côté de Dieu. Mais il n’est pas sûr qu’il fonctionne aussi bien parmi les croyants. Lorsque Jésus dit que quiconque demande reçoit, il a fait précéder cette affirmation de la prière du « Notre Père ». Il nous enseigne à demander ce que Dieu désire nous donner : la venue de son règne d’amour et de paix, le pain du jour et la remise de toute dette. Mais il n’est peut-être pas vraiment sûr que nous désirions recevoir ce que nous demandons. Comme Jésus nous l’a enseigné, nous disons « Que ta volonté soit faite, que ton règne vienne » mais désirons-nous vraiment que l’amour règne entre nous ou préférons-nous régner au moins un peu sur les autres ? Nous récitons « Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes pardonnons aussi à ceux qui ont des torts envers nous » mais nous n’avons de cesse de nous accuser mutuellement. Nous demandons « Donne-nous le pain dont nous avons besoin chaque jour », mais en vérité ne pensons-nous pas fréquemment : « Donne-moi mon pain à moi d’abord, on verra pour les autres par la suite. » ? En fait, quand nous prions nous prétendons désirer vivre dans le monde de la grâce mais nos actes prouvent bien souvent que nous voulons le contraire.

Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement !

« Seigneur, apprend-nous à prier », demandait un disciple. Prier c’est faire appel à l’amour libre et gratuit que Dieu a pour chacun, s’en laisser imprégner pour en vivre à son tour. Des sœurs demandaient un jour à Thérèse d’Avila de leur apprendre à prier et elle leur écrivit tout un livre sur la charité et l’amour fraternel. « N’ayez de dette envers personne si ce n’est celle de l’amour mutuel », disait saint Paul. Prier, c’est demander à Dieu de nous donner la force de vivre comme lui, dans l’amitié envers tout homme, même un ennemi ; c’est dépasser l’ordre des droits et des devoirs pour nous inscrire dans celui de la grâce. « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » dit Jésus ailleurs dans l’évangile. Ne croyons pas que toute la vie devient prière lorsque nous passons des heures devant le Saint Sacrement ou que nous récitons à longueur de journée des « Notre Père » ou des « Je vous salue Marie ». Toute la vie devient prière lorsque nos actes ne disent pas le contraire de ce que nous demandons lorsque nous prions.

« Croyez bien que le Père céleste donnera toujours l’Esprit-Saint à ceux qui le lui demandent », dit Jésus. Prier, c’est vivre « dans l’Esprit-Saint ». C’est croire à l’amour gratuit que Dieu nous porte et nous mettre à en vivre à notre tour. Dieu ne nous a pas abandonné à notre triste sort. Il est avec nous jour après jour à tel point que c’est par nos cœurs et par nos mains qu’il passe pour exaucer la prière de nos frères en humanité et partager le pain de chaque jour. « Mettez la prière en pratique. Aimez-vous vraiment les uns les autres. Donnez sans compter et sans chercher de retour. Demandez au Père la force de vivre au monde de la grâce, dit Jésus-Christ ; alors vous découvrirez que je ne mentais pas quand je vous disais : ‘Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s’ouvre.’ »

Christine Fontaine


Honorer la demande !

Demandez !

En ces temps de crise, les mains se tendent dans les rues pour que tel ou tel chômeur en fin de droits et chassé par sa famille puisse disposer des quelques sous qui lui permettront d’acheter un sandwiche et éventuellement de payer une chambre pour s’abriter du froid lorsque la nuit sera venue. On n’hésite pas à frapper à la porte d’un ami, en ces périodes de détresse, pour qu’il vous fasse profiter de ses relations et trouver l’emploi que vous cherchez. Jésus sait ce que c’est que de frapper à la porte du voisin, même s’il faut le réveiller en pleine nuit, pour apaiser la faim de l’ami qui arrive et qui est dans le besoin. Il sait ce que c’est que de demander lui qui écoute sans cesse les implorations des miséreux et des malades qui viennent à lui. On vient l’interroger sur la prière. Il ne peut guère y répondre qu’en rendant honneur au fait de demander.

La demande, le pardon et le don

On l’interroge sur la prière ? Sa réponse est brève mais son discours sera explicite. Comment prier ? Certes en se tournant vers le Père. Et que demander ? La réponse est simple au premier abord mais plus complexe qu’il n’y paraît si l’on prend la peine d’écouter à deux fois. Demander du pain et se réconcilier avec ceux qui ont des torts envers nous sont deux démarches inséparables. Le pain, l’œuf, le poisson, tous ces éléments simples de la vie, qui peuvent être objets de don pour assurer la subsistance, ne vont pas sans les personnes qui se tournent les unes vers les autres. Pas de pain ni de quoi se nourrir quand les hommes sont ennemis. Les populations en guerre, en Syrie par exemple, peuvent en témoigner. Pas moyen de dire « Prête-moi trois pains » au soldat qui dirige sa mitrailleuse vers vous ! On ne peut demander, quitte à le sortir du lit et à déclencher sa mauvaise humeur, qu’à celui avec qui on est en paix. Qu’est ce que demander ? C’est d’abord être pris dans la communication humaine, avoir à qui parler en toute confiance.

Le voisin et le Père !

Mais, dira-t-on, c’est sur la prière qu’on interroge Jésus ! Pourquoi fuit-il la vraie question et se réfugie-t-il sur un terrain profane en ne parlant guère que des échanges humains les plus banals ! Peut-être est-il impossible de séparer la prière à Dieu et l’appel à l’ami ou au voisin ? Il n’est sans doute pas insignifiant que, parlant de Dieu, Jésus l’appelle Père : le mot encadre le texte. « Quand vous priez, dites ‘Père’ » Lorsqu’il achève ses propos, Jésus conclut en disant ‘le Père Céleste’ donnera l’Esprit-Saint. Au milieu de son développement, lorsqu’il fait allusion à l’enfant qui demande à manger, on s’attendrait à une réponse maternelle. En réalité c’est au père que Jésus fait allusion. Manière de suggérer la conjonction entre la demande formulée à Dieu et les demandes qui tissent chacune des journées de nos histoires humaines ? La demande qui habite chacune de nos vies n’est peut-être pas étrangère à celle que nous formulons en disant « Notre Père ».

Demander pour venir au monde !

Une série d’impératifs intrigue : on nous conseille de demander même lorsqu’il n’y a rien de précis à obtenir. « Demandez, vous obtiendrez ; cherchez vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe la porte s’ouvre ». A s’en tenir à l’objet de la demande ou de la quête, on sait très bien que ces phrases ne sont pas réalistes. Le malade qui va à Lourdes ne revient que très rarement guéri et le chômeur qui multiplie les neuvaines pour trouver un emploi risque d’être déçu. Regardons Jésus lui-même, au dernier jour, à Géthsémani : « Père ! Que ce calice s’éloigne de moi ». L’objet de sa demande, il le savait d’avance, ne peut être obtenu. En réalité, l’acte de demander est peut-être lui-même le don que nous espérons recevoir. D’une part, il est appel à l’autre, invitation à l’amour en quelque sorte : ce n’est pas rien ! Par ailleurs, demander c’est naître ; c’est venir au monde. La naissance commence au moment où le souffle entre dans la poitrine et se fait cri. Elle s’achève lorsque le nouveau-né est arraché à la mère ou à celle qui subvient à ses besoins avant même qu’il les signifie. On sait bien aujourd’hui que l’enfant commence à entrer en société et à pénétrer dans le langage, dans la communication humaine, lorsqu’il devient capable de demander et d’implorer. « Demandez », « cherchez », « frappez » : autrement dit, recevez la vie. Elle commence avec le souffle. Quel dommage que les traductions emploient un vocabulaire dogmatique pour traduire les paroles de Jésus : « Le Père céleste donnera l’Esprit Saint ». Le mot Esprit traduit le terme grec qui signifie avant tout « pneuma », c’est-à-dire ce souffle. Quand on demande, le souffle qui passe dans notre voix est don de Dieu. Il appelle à l’autre, il rafraîchit l’humanité lorsqu’elle sait entendre les mots qu’il traverse.

La demande et l’entrée en politique

Un des disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier… ». De la réponse de Jésus, je retiens deux leçons. D’abord, on a tort de mépriser la prière de demande ; plutôt que de dire à Dieu ses attentes, celles de ses proches ou celles du monde, on nous dit parfois qu’il faut multiplier les Alleluia! Dieu est peut-être mieux honoré lorsqu’on le compromet dans nos misères humaines que quand on le loue en oubliant qui nous sommes en vérité : des êtres de parole. Par ailleurs, j’aurais tendance à dire qu’on ne comprend pas l’enseignement de Jésus quand on ne prend pas au sérieux la dimension politique de la prière. Comment se réclamer du Père de Jésus quand on crie contre les Roms sans abris alors qu’on devrait admirer que leur recherche d’un toit est passage de Dieu ? Comment s’insurger contre ce qu’on appelle les risques de communautarisme alors qu’on ne sait pas répondre aux demandes de logements qui permettraient une véritable mixité sociale et le bonheur de vivre ensemble dans la paix. Il ne s’agit pas, bien sûr, d’incriminer les responsables. Dans une démocratie comme la nôtre, les attentes des citoyens modifient le comportement des élus. Alors, convertissons nos cœurs !

Michel Jondot


Demandez l'Esprit Saint !


Mieux vaut la vie que l'Esprit

« Si donc vous qui êtes mauvais vous savez donner de bonnes choses à vos enfants
combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ? »

Laisse-nous, aujourd'hui, t'ouvrir notre coeur, Seigneur, et te parler en toute vérité.
Tu as dit : « Demandez et vous recevrez »
et tu ajoutes que ce dont le Père veut nous combler c'est de l'Esprit Saint.
Laisse- nous te dire, Seigneur, que ton Esprit Saint, pour nous, est bien impalpable.
Peut-être nous le donnes-tu quand nous te le demandons
mais à quoi nous sert l'Esprit quand nous manquons de tout ?
A celui dont l'enfant est à l'agonie et te supplie de le sauver de la mort,
que sert de recevoir l'Esprit si son petit lui est retiré ?
A celui qui n'a pas de quoi manger et te prie de lui donner le pain du corps,
à quoi sert de recevoir l'Esprit s'il continue à ressentir les morsures de la faim ?
A celui qui vit dans un pays en guerre et te demande de faire taire les bombes,
à quoi sert l'Esprit si la paix demeure hors d'atteinte ?
Laisse-nous te dire, Seigneur, que ton Esprit Saint ne nous suffit pas
et que nous attendons bien davantage.
Nous t'en prions : donne-nous le pain quotidien.

Le discernement des esprits

« Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils
qui lui demande du poisson ?
ou un scorpion, quand il lui demande un oeuf ?
« J'entends votre plainte, dit Dieu.
Je sais ce que vous pensez sans même oser le dire :
vous croyez que je n'écoute pas vos prières,
que je ne veux pas répondre à vos appels;
vous croyez que je suis ce père qui vous donne un serpent
à la place du poisson que vous me demandez,
ou un scorpion à la place de l'oeuf que vous me priez de vous donner.
Et c'est précisément pour cela que je vous supplie de me demander l'Esprit Saint.

Il y a un ennemi qui vous pousse à croire que vous ne pouvez pas compter sur Moi ;
il y a un ennemi qui vous pousse à la révolte contre Moi.
Son jeu est toujours le même : il veut vous brouiller avec Moi,
il veut vous embrouiller en vous faisant croire que vous n'avez rien à attendre de Moi.
Il veut vous forcer à vous « débrouiller » par vous-mêmes parce qu'il sait que,
par vous-mêmes, vous n'aurez pas la force de lutter contre lui.

L'Esprit Saint seul vous permet de reconnaître le jeu de l'ennemi.
L'Esprit saint vous permet de discerner un oeuf d'un scorpion
et un poisson d'un serpent.
L'Esprit Saint vous permet de découvrir que je suis votre Père
sur la terre comme au ciel,
et que ma volonté est de vous sauver de l'emprise de l'ennemi. »

L'Esprit est votre vie

« Par l'Esprit Saint vous aurez la force de résister
à la tentation de douter de Dieu et de vous révolter.
Par L'Esprit Saint vous aurez la force de pardonner et vivre en paix avec tous.
Par l'Esprit saint vous découvrirez que celui qui prend Dieu pour appui reçoit,
sans défaillance, le pain de l'âme et celui du corps jour après jour.
Par l'Esprit Saint vous prierez en toutes circonstances sans vous lasser :
lui seul peut vous faire comprendre à quel point j'ai besoin de votre prière.
Lui seul peut vous apprendre que je ne peux pas donner à celui qui ne demande pas.
Vous demanderez pour vous autant que pour les autres.

Par l'Esprit Saint vous verrez Dieu agir en ce monde.
Vous supporterez les épreuves sur cette terre sans être brisés par elles.
Vous aurez la force de tout endurer.
Par l'Esprit Saint, vous ressusciterez.
Je ne vous ai pas promis que cette terre serait le Royaume des Cieux.
Sur cette terre un combat est engagé contre la maladie, la mort et toute détresse.
L'Esprit vous donne force au milieu des épreuves dès maintenant et,
pour plus tard, la vie dégagée de toute mort.
Les fruits de l'Esprit sont paix, patience, endurance,
confiance, bonté, bienveillance, maîtrise de soi.
Sans l'Esprit Saint la terre serait un enfer .
L'Esprit Saint est la Vie! »

Christine Fontaine