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Une équipe
par l'équipe d'animation


"Vive la diversité !"

Onze femmes et quatorze hommes n'ayant guère en commun, au niveau de l'Eglise, que d'avoir été baptisés. Les histoires des uns et des autres ne se ressemblent pas ; seuls 3 d'entre eux ont vécu, en tant que jeunes ou adultes, le grand passage du Concile Vatican 2. C'est dire que les âges (de 35 à 90 ans en 2019) et les expériences s'étalent.

La situation des uns et des autres, par rapport à l'Eglise est très diverse.

Douze sont des pratiquants réguliers de la messe dominicale. Trois seulement d'entre eux sont à l'aise dans leur paroisse et y ont un engagement. Treize sont en situation de marginalisation par manque d'appétit pour ce que propose l'institution. Trois d'entre nous représentent la masse des chrétiens qui se sont réjouis au lendemain du Concile et qui, voyant, avec l'arrivée de Jean-Paul II, leurs espoirs et leur enthousiasme s'évanouir progressivement, se sont retirés sans faire le moindre bruit. Parmi nous, plusieurs ont des compétences professionnelles qu'ils mettent au service de "Dieu maintenant" : deux journalistes, un spécialiste de patrologie, un professeur d'Université, une psychanalyste, un avocat spécialiste du droit de la famille, trois médecins, une théologienne. Trois sont à la charnière de l'Orient et de l'Occident : l'un est marié avec une Iranienne et deux appartiennent à l'Église melchite. Six ont un engagement d'Eglise : CCFD, groupe oeucuménique, dialogue islamo-chrétien, secours catholique, accueil des réfugiés, Setad. L'équipe porte la marque de Michel Jondot (prêtre et théologien), décédé en juin 2019 : sa fidélité à l'Eglise et sa grande liberté de parole constituent l'héritage indestructible de cette équipe.

Ce bref aperçu cacherait la réalité s'il omettait de dire les souffrances vécues par plusieurs d'entre nous du fait de l'Eglise. Certes, tous sont heureux de croire. Mais des vies auraient pu être brisées par l'incompréhension de tel ou tel évêque. Des laïcs, à la demande de leur communauté, avaient acquis une expérience pastorale ou catéchétique qu'ils mettaient au service de l'Eglise ; ils ont été rejetés. Des paroissiens, éclairés par des théologiens de valeur, ont réfléchi sur les propositions à faire dans leur communauté. Leur travail n'a fait qu'attiser la méfiance de ceux à qui ils faisaient part, avec la plus grande confiance, de leurs attentes. Mais la souffrance n'a pas détruit ces hommes et ces femmes ; tant bien que mal, ils continuent à inventer une vie chrétienne qui cherche à demeurer fidèle à l'Evangile.

A propos de cette souffrance, il convient de souligner la stupeur des aînés. Lorsqu'ils avaient vingt ans, bien avant Vatican II, et qu'ils voulaient s'engager au service de l'Eglise, ils trouvaient des oreilles attentives à leurs espoirs. Des prêtres et des évêques les écoutaient et lorsque s'est déroulé le Concile, ils se sont aperçu que leur parole avait porté du fruit. Ce temps semble disparu. Aujourd'hui, apparemment, la hiérarchie n'écoute plus : elle donne des consignes. Mais la conviction demeure : on ne peut étouffer l'Esprit.

L'équipe animatrice