Page d'accueil Nouveautés Sommaire Auteurs
Retour à " Qui sommes-nous " Contact - Inscription à la newsletter - Rechercher dans le site

Une équipe
par l'équipe d'animation


"Vive la diversité !"

Douze hommes et douze femmes n'ayant guère en commun, au niveau de l'Eglise, que d'avoir été baptisés. Les histoires des uns et des autres ne se ressemblent pas ; seuls 11 d'entre eux ont vécu le grand passage du Concile Vatican 2.. C'est dire que les âges et les expériences s'étalent. Quatre d'entre nous ont une trentaine d'années, sept ont dépassé la quarantaine et trois ont atteint la cinquantaine. Cinq sont sexagénaires et 6 ont entre 70 et 85 ans.

Les engagements des uns et des autres, par rapport à l'Eglise sont très divers. On compte deux prêtres et vingt-deux laïcs. Les deux prêtres sont reconnus par l'institution : l'un est séculier ; bien que retraité, il rend les services qu'on peut attendre de lui dans une paroisse. Il demeure fortement engagé dans le dialogue islamo chrétien. L'autre appartient à un ordre missionnaire. Riche d'une belle expérience en Afrique, il est actuellement en France où son temps est consacré au service de sa congrégation.

Parmi les laïcs, dix ont un engagement régulier au service d'un mouvement (CCFD, MCC) ou d'une paroisse (catéchèse, animation liturgique, préparation au baptême,...). Cinq sont en situation de marginalisation soit par manque d'appétit pour ce que propose l'institution soit par situation matrimoniale (deux divorcées remariées). Trois d'entre nous représentent la masse des chrétiens qui se sont réjouis au lendemain du Concile et qui, voyant, avec l'arrivée de Jean-Paul II, leurs espoirs et leur enthousiasme s'évanouir progressivement, se sont retirés sans faire le moindre bruit. Parmi nous, plusieurs ont des compétences professionnelles qu'ils mettent au service de l'Eglise : deux journalistes, un spécialiste de patrologie, un professeur d'Université, une psychanalyste. Trois sont à la charnière de l'Orient et de l'Occident : l'un est marié avec une Iranienne et deux appartiennent à l'Église melchite.

Qui est pratiquant, qui ne l'est pas ? Plus de la moitié d'entre nous va à la messe chaque dimanche ; certains ont cessé toute pratique depuis peu ; d'autres n'ont jamais, depuis leur baptême dans l'enfance, songé à s'approcher des sacrements pas même à propos de leur mariage. Ce bref aperçu cacherait la réalité s'il omettait de dire les souffrances vécues par plusieurs d'entre nous du fait de l'Eglise. Certes, tous sont heureux de croire. Mais des vies auraient pu être brisées par l'incompréhension de tel ou tel évêque. Des laïcs, à la demande de leur communauté, avaient acquis une expérience pastorale ou catéchétique qu'ils mettaient au service de l'Eglise ; ils ont été rejetés. Des paroissiens, éclairés par des théologiens de valeur, ont réfléchi sur les propositions à faire dans leur communauté. Leur travail n'a fait qu'attiser la méfiance de ceux à qui ils faisaient part, avec la plus grande confiance, de leurs attentes. Mais la souffrance n'a pas détruit ces hommes et ces femmes ; tant bien que mal, ils continuent à inventer une vie chrétienne qui cherche à demeurer fidèle à l'Evangile.

A propos de cette souffrance, il convient de souligner la stupeur des aînés. Lorsqu'ils avaient vingt ans, bien avant Vatican II, et qu'ils voulaient s'engager au service de l'Eglise, ils trouvaient des oreilles attentives à leurs espoirs. Des prêtres et des évêques les écoutaient et lorsque s'est déroulé le Concile, ils se sont aperçu que leur parole avait porté du fruit. Ce temps semble disparu. Aujourd'hui, apparemment, la hiérarchie n'écoute plus : elle donne des consignes. Mais la conviction demeure : on ne peut étouffer l'Esprit.

L'équipe animatrice