Page d'accueil Nouveautés Sommaire Auteurs
Retour à " Chrétiens en Occident " Contact - Inscription à la newsletter - Rechercher dans le site

Autour du rapport de la CIASE
Christine Fontaine

Christine Fontaine donne ici son point de vue sur le travail de la Ciase, ce qui l’a précédé et ce sur quoi il peut déboucher. Elle précise que ce n’est qu’un point de vue parmi d’autres.

(7) Commentaires et débats

Les contours du rapport de la Ciase
ou le respect du droit des autres


En France, sans les instances mises en place par la société civile, la parole des victimes d’abus spirituels aurait été étouffée par la hiérarchie. C’est sous la pression d’associations régies par la loi 1901, par le recours des victimes à la justice civile, sous la poussée des médias et des réseaux sociaux que la hiérarchie a été contrainte de sortir de la chappe de silence dont elle s’entourait. Les instances laïques et démocratiques ont permis de commencer à faire la vérité et elles ont été plus efficaces que les recommandations et ordres du Pape lui-même. Preuve est faite que l’Église catholique ne peut se prétendre experte en humanité sans des instances qui lui permettent de sortir d’un entre-soi mortifère – ou l’y obligent.

Cependant rien n’aurait été possible si les victimes n’avaient dénoncé les auteurs de pédocriminalité. Nous mesurons sûrement mal quel courage il leur a fallu pour rendre publics des actes criminels qui ont ébranlé jusqu’aux fondements de leur vie psychique, sexuelle et spirituelle. Nous ne pouvons que nous incliner devant la persévérance dont elles ont fait preuve pour sortir du silence dans lequel l’Église catholique voulait les engloutir. C’est aux victimes que nous devons aujourd’hui que ce qui était caché apparaisse au grand jour. C’est à elles que nous devons les préconisations de la Ciase en direction de la hiérarchie en vue d’une meilleure gouvernance de l’Église. Qu’elles en aient ou non pleinement conscience, elles sont passées du statut de victimes à celui d’actrices et d’acteurs d’un changement profond dans la manière dont fonctionne l’Église catholique.

Si la Ciase a été mise en place grâce au courage préalable des victimes et sous la pression des instances civiles, néanmoins c’est à la demande de la Conférence des Évêques de France (CEF) et de la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF) qu’elle a été créée. Nous devons à l’épiscopat et à la CORREF notre reconnaissance tant pour la création de cette commission que pour le choix de son président. Il s’est révélé d’un courage, d’une intelligence et d’une persévérance remarquables. Pour préserver l’indépendance de cette commission, il refusa la collaboration de clercs et de religieux ou religieuses qui auraient risqué d’être juges et parties. Ainsi pour la première fois, un groupe de laïcs a été reconnu interlocuteur du clergé séculier et régulier pour des questions qui touchent à la vie interne de l’Église catholique.

Reste évidemment à voir ce qui sera fait de ces recommandations d’une part, si elles suffisent à opérer un changement systémique d’autre part. Cependant, dès maintenant, nous pouvons constater que la vie passe quand la hiérarchie catholique n’est plus en situation de toute-puissance et qu’elle est acculée à écouter les autres : les instances de la société civile, la parole des victimes et celle des laïcs. S’il est une justice qui, pour être simplement humaine n’en est pas moins divine, elle réside en ce droit des autres à être reconnus comme des interlocuteurs dont la parole est digne d’être reçue. « Mesdames et messieurs » furent les premières paroles que Véronique Margron prononça avec une profonde émotion lorsque le rapport de la Ciase fut rendu public. Elle se savait écoutée par tous les évêques de France et tous les supérieurs de communautés religieuses. « Mesdames et messieurs, les abbesses, les abbés et les évêques, leur dit-elle, aucun de vos titres ne peut être déclaré de droit divin s’il ne vous rend simplement humains. » Que Véronique Margron soit remerciée pour sa propre humanité qui, elle, n’a jamais manqué !

Les suites du rapport de la Ciase
et le respect du « droit divin »


À l’issue de son travail la Ciase a émis 45 recommandations (1). Par-delà, les actions concrètes à mettre en place, le rapport fait apparaître que le nombre d’abus sexuels, au sein de l’Église catholique, est bien supérieur à ceux qui se sont produits dans des institutions civiles telles que l’Éducation Nationale, les Sports ou les Loisirs. Par ailleurs, les abus commis par des clercs et des religieux concernent massivement des enfants de sexe masculin, alors que c’est l’inverse dans le reste de la société. Les circonstances et le fonctionnement qui ont rendu possible ces abus dans l’Église sont donc différents – au moins en partie – de ceux que l’on trouve ailleurs. La Ciase met en lumière les causes de ces abus en ce qu’elles ont de spécifique dans l’Église catholique. Tous les abus sexuels ont leur source dans les abus spirituels propres au fonctionnement de l’Église catholique. Ils sont dus à une place de toute puissance des clercs sur les laïcs qui induit un rapport de domination des hommes sur les femmes et les enfants :

- L’évêque a entre les mains les pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif et n’a de compte à rendre à personne d’autre qu’au Pape de la gestion de son diocèse. Son pouvoir n’est limité par aucun contrepouvoir institutionnellement reconnu.
- Le prêtre se présente comme un père dont la « paternité » est sacralisée par son ordination. Cette place consacre un régime de patriarcat, uniquement masculin, auquel les laïcs – en premier lieu les femmes et les enfants – doivent être soumis.
- D’où l’absence de femmes dans pratiquement tous les lieux de décision.

La Ciase recommande d’instaurer des instances de contre-pouvoir au sein de l’Église. Pour cela, elle distingue ce qui est de l’ordre du gouvernement et pourrait être ouvert aux laïcs - en particulier aux femmes – et ce qui est de l’ordre sacramentel et serait réservé aux clercs. Cette distinction entre l’ordre sacramentel et des instances de gouvernement non cléricales permettrait-elle de sortir structurellement de la situation actuelle source des abus tant sexuels que spirituels ? N’est-ce pas oublier que, selon la hiérarchie catholique, tous les droits humains – par exemple l’exercice de contrepouvoirs – sont pris dans ce qu’elle appelle le « droit divin ». Selon elle, ce droit est immuable et elle a la charge de le rappeler aux fidèles.

Qu’est-ce qui est de « droit divin » selon le pape et les évêques ?
- Tout d’abord leur propre place. Ils ont, selon eux par délégation divine, le pouvoir d’enseigner, de gouverner et de sanctifier. Le fait de conserver cette place est le service qu’ils se doivent de rendre aux fidèles. Est-ce la raison pour laquelle, depuis quelques années, les canonisations de papes se succèdent ?
- Les prêtres exercent le même pouvoir, par délégation des évêques. Le fait que ce « corps » ne soit composé que de personnes de sexe masculin est voulu par Dieu. Dans un sens, ils le regretteraient presque si ce n’est que pour eux rien n’est préférable à la volonté de Dieu.
- Le pape, les évêques et les prêtres ont reçu – à leur ordination – une « nature » qui les suivra jusque dans l’éternité : « Tu es prêtre à jamais selon l’ordre du roi Melchisédech. » Ainsi, la distinction entre l’homme et la femme - si chère à la hiérarchie – est prise dans une autre distinction qui la précède : celle d’un corps presbytéral qui se distingue et supervise celui des fidèles. Dans cette hiérarchie, l’obéissance à l'échelon supérieur est la vertu par excellence.
- On peut aussi ajouter d’autres droits divins comme le secret de la confession auriculaire qui pourtant ne date que du XIIIème siècle ou tout ce qui concerne la morale sexuelle, donc le comportement quotidien des fidèles.

Tant que ce « droit divin » ne sera pas interrogé, on pourra proposer toutes les réformes possibles, elles ne seront jamais que des « recommandations ». Le droit des autres sera toujours suspendu au pouvoir décisionnaire d’une hiérarchie sacralisée… si ce n’est sanctifiée et prétendant occuper la place du Christ.

L’avenir de l’Église
ou le respect de la place du Christ


« Quand deux ou trois d’entre vous sont réunis en mon nom, je suis présent au milieu d’eux », dit Jésus (Mt 18,20). Comment mieux dire que le Christ est l’Autre de ces deux ou trois et que personne ne peut occuper sa place dans l’Église ? Au cours de son dernier repas, Jésus avait dit à ses amis « Je vous dis la vérité : c’est votre intérêt que je parte ; car si je ne pars pas le Paraclet ne viendra pas vers vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai » (Jn 16,7). Il est bon qu’il s’en aille, qu’est-ce à dire sinon que sa place est appelée à demeurer vide pour que puisse circuler son Esprit entre ses amis ? Au cours de son dernier repas, il leur donne un commandement nouveau, celui de l’amour mutuel. Seul ce commandement est, selon les évangiles, « de droit divin » : il récapitule et annule tous les commandements de la Première Alliance. Il ordonne l’Église à Dieu, source de tout Amour.

C’est autour de l’eucharistie que se réunissaient les premiers chrétiens. Elle avait lieu au cours d’un repas dans la demeure de l’un d’entre eux. Les prêtres n’existaient pas encore. La hiérarchie, composée de prêtres et d’évêques tels que nous les connaissons, date de la fin du second siècle (2). Paul s’adresse donc à l’ensemble des croyants, en l’occurrence ceux de Corinthe, et il leur dit : « Lors donc que vous vous réunissez en commun, ce n’est pas le Repas du Seigneur que vous prenez. Dès qu’on est à table en effet, chacun prend d’abord son propre repas, et l’un a faim tandis que l’autre est ivre. Vous n’avez donc pas de maisons pour manger et pour boire ? Ou bien méprisez-vous l’Église de Dieu, et voulez-vous faire honte à ceux qui n’ont rien ? Que vous dire ? Vous louer ? Sur ce point je ne vous loue pas ! » Paul évoque ensuite la Cène du Jeudi-Saint et il ajoute : « Quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur. (…) Ainsi donc, mes frères, quand vous vous réunissez pour le Repas, attendez-vous les uns les autres. Si quelqu’un a faim, qu’il mange chez lui, afin de ne pas vous réunir pour votre condamnation » (1Co 11,17…33). La communion au corps et au sens du Christ n’est pas de l’ordre de la magie. Sans ce partage concret entre les convives, on aura beau se souvenir de la Cène du Seigneur en consommant le pain et le vin, on aura même beau plus tard avoir un prêtre, Jésus ne sera pas pour autant présent. Sans partage fraternel, « ce n’est pas le Repas du Seigneur que vous prenez », nous rappelle Saint Paul. Ce n’est pas le repas du Seigneur si ceux qui y sont conviés ne partagent pas la vie comme on partage le pain.

Le Christ est le pain rompu dont les croyants se nourrissent afin de faire corps avec lui. Personne n’occupe la place du Christ dans l’Église. Il est toujours le Tiers qui permet toute relation. Il est l’Autre de tous les croyants par qui la relation entre eux puise sa source en Dieu. Il décentre les croyants d’un moi sans les autres ou supérieurs à eux. Que quelqu’un prétende occuper la place du Christ – ne fût-ce que dans les sacrements - et la relation en Eglise est centrée sur cette personne en même temps que s'instaure un rapport de soumission à son égard. Cette conception du prêtre comme agissant "à la place du Christ tête" dans les sacrements induit un inconscient collectif qui sacralise les clercs. Ajoutons à cela que le fait de leur imposer le célibat en fait des êtres à part, séparés du commun des fidèles, et pose le mariage comme un état inférieur (3). Même si certains clercs résistent à cette conception, le système porte à les considérer comme "des hommes de Dieu", d'un état - d'une nature - différente et supérieure. L'Eglise se construit autour de l'un : un prêtre, un évêque, un pape dans un rapport de soumission des uns aux autres. L'Eglise catholique est un système centré sur l'Un avec tous les risques de totalitarisme que cela comporte. La place du Christ doit demeurer vide pour que s'opère un décentrement permettant de vivre des relations de partage et de collaboration réelle des uns avec les autres. Est-ce à dire qu’il faut supprimer toute hiérarchie pour sortir des abus actuels ? Pas nécessairement, dans la mesure où clercs et laïcs consentiraient à redonner sa place à Jésus-Christ. Le prêtre a alors une fonction différente mais en elle-même peu importante : celle de prononcer au nom de tous les autres croyants la prière eucharistique dans laquelle il est fait mémoire de la Cène. Pour le reste, c’est aux baptisés – clercs et laïcs, hommes et femmes – qu’il revient de faire ensemble l’Église. C’est-à-dire de s’aider mutuellement à vivre du seul commandement qui soit de droit divin : celui d’une fraternité qui vient briser – au Nom du Christ – tout rapport de domination entre les croyants comme entre les humains.

L’avenir des recommandations de la Ciase

Que faire des recommandations de la Ciase qui, pour ne pas remettre en cause la place de l’évêque et du prêtre, ouvrent quand même quelques possibilités de collaboration entre clercs et laïcs, hommes et femmes ? Le travail de la Ciase est terminé, tout est désormais entre les mains des évêques. Distinguons, dans les recommandations, ce qui concerne les abus sexuels et leur réparation d'une part, ce qui porte sur le gouvernement de l'Eglise d'une manière générale d'autre part. Sur le premier point, il est évident qu'il faut veiller à ce que ces actes de pédocriminalité ne se produisent plus ou le moins possible et à ce que les victimes soient "indemnisées". Qui doit payer ? Pour les uns, les évêques et les abbés et abbesses - puisqu'ils avaient tout pouvoir - sont les seuls responsables et donc les seuls à devoir payer. Pour d'autres, tous les croyants sont corresponsables du péché de l'Eglise. Pour ma part, il me semble que beaucoup de croyants ont été victimes des abus - si ce n'est sexuels du moins de pouvoir - de la hiérarchie et qu'il n'est pas juste de les inclure dans une coresponsabilité générale. Par ailleurs, quand une Commission composée de laïcs a travaillé pendant deux ans et demi sur le sujet, n'est-il pas normal de rendre justice à son travail en suivant ses préconisations ? Elle écrit : "Financer les indemnités versées aux victimes à partir du patrimoine des agresseurs et de l’Église de France. (...) Écarter les pistes d’un appel aux dons des fidèles et d’une socialisation du financement" (Recommandation 33). La CORREF met en oeuvre ces dispositions. Du côté de l'épiscopat, rien n'est encore clair. L'affaire est à suivre de près.

Pour le reste, ayant tout pouvoir, le pape et les évêques ont aussi celui de partager le gouvernement de l’Église. Ils ont le pouvoir de décider que désormais le droit des autres au nom du Tout-Autre est le seul droit immuable et divin - fondant toutes les lois provisoires de l’Église - et que la place du Christ doit demeurer vide. Mais il est à craindre que ceux d’entre eux qui aiment leur position de toute-puissance ne la lâchent pas facilement, sauf en apparence… d’autant qu’ils prétendent qu’elle est voulue par Dieu et que c'est un service qu'ils rendent au peuple. D’autant également qu’un nombre non négligeable de catholiques trouvent leur avantage pour les uns - ne voient rien à redire pour d’autres - à ce fonctionnement. Force est aussi de constater qu’une collaboration réelle entre clercs et laïcs, hommes et femmes, a été non seulement possible mais effective dans la mouvance du concile Vatican II mais que, depuis 40 ans, tout s’est progressivement refermé. Le rapport de la Ciase pourra-t-il aller contre ce courant ? Pourra-t-il aller contre le fait que le plus grand nombre de prêtres récemment formés, ou les séminaristes en formation, le sont par la communauté Saint Martin qui veut faire des clercs des « hommes virils », que d’autres sont issus de mouvements charismatiques qui placent le clerc (ou le berger) au centre de leur fonctionnement ?

Certains veulent croire que les recommandations de la Ciase sont au moins un premier pas vers un changement systémique. Ils sont prêts à se mettre en ordre de bataille pour qu’elles soient respectées. Il est vrai que, si les évêques ne consentent pas à partager leur pouvoir, on peut tenter de faire jouer le droit du plus grand nombre ou celui du plus fort. Mais n’est-ce pas se situer en contre-dépendance à l’égard de la hiérarchie et, par conséquent, en demeurer esclave ? Qui peut empêcher les croyants – même s’il n’en reste que quelques-uns - de cultiver des relations qui excluent toute domination entre eux au nom du Dieu de Jésus-Christ ? Il suffit de le vouloir. Il n’y a alors plus à attendre de changements de la part de la hiérarchie, ni à craindre son immobilisme. Mais, diront certains, on ne peut pas vivre sans une institution dont il faut reconnaître que, quels que soient ses torts, elle nous a aussi transmis l’évangile. Cependant, un très grand nombre de croyants aujourd’hui affirment exactement le contraire : ils n’en peuvent plus de cette institution qui brouille à leurs yeux le message de l’évangile. On entend aussi dire qu’on ne peut pas faire d’Église sans eucharistie et qu’on ne peut pas faire d’eucharistie sans prêtre. C’était faux aux origines du christianisme. Mais il est vrai qu’il n’est pas réaliste de vouloir faire retour aux origines comme si l’histoire n’avait pas existé.

Nous pouvons cependant revenir à la source que sont les évangiles. Si le partage du pain et du vin en mémoire de Jésus-Christ est signifié dans trois des quatre évangiles, il ne l’est pas dans celui de Jean. À sa place, on trouve le lavement des pieds. L’un peut donc remplacer l’autre. Dans l’évangile de Jean, il ne s’agit pas comme le pape le fait, d’aller laver les pieds de détenus ou des plus démunis, même si ce geste est très beau. Il s’agit de se laver ou de se laisser laver les pieds les uns les autres : « Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Car c’est un exemple que je vous ai donné, pour que, vous fassiez, vous aussi, comme moi j’ai fait pour vous » (Jn 13,14-15). L’important n’est pas la forme de l’eucharistie mais l’esprit qui y préside. Se laver mutuellement les pieds est une autre manière de s’aider à porter les difficultés du chemin qu’ouvre le Christ et de partager la vie comme on partage le pain. Il n’est d’ailleurs pas exclu que des prêtres - peut-être même des évêques - empruntent eux aussi ce chemin et qu’ensemble nous écrivions une Autre histoire – toujours déjà commencée - l’histoire de l’Autre vivant au milieu de nous.

Christine Fontaine, le 25 octobre 2021
Peintures de Maximino Cerezo Barredo

1- On en trouve la liste complète sur le site de Famille chrétienne à la page  : https://www.famillechretienne.fr/37127/article/les-45-recommandations-de-la-commission-independante-sur-les-abus-sexuels-dans / Retour au texte
2- Sur cette question, on peut lire l'article de Michel Poirier : Qu'est-ce qu'un prêtre chrétien ? Ce que nous disent les premiers siècles du christianisme / Retour au texte
3- Beaucoup de catholiques ignorent que Pierre était marié, comme l'indique St Paul (1Co 9,5). Le célibat fut imposé comme règle générale pour le clergé séculier par la "réforme grégorienne" au XIème siècle. Sur le mariage des prêtres aujourd'hui dans les Eglises orientales dépendant de Rome, on peut consulter la page : https://www.chretiensorientaux.eu/faq-orientales/257-les-pretres-maries-orientaux-autorises-en-occident-depuis-juin-2014 / Retour au texte