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Dimanche de Pâques


Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean
Jn 20, 1-9

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. » Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n'entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place.

C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts.

Nouvelle homélie : « Réveille-toi, ô toi qui dors »
Michel Jondot

Le tombeau vide
Christine Fontaine

Le miracle de Pâques
Michel Jondot


« Réveille-toi, ô toi qui dors »

Un corps déchiré

Notre regard ne cesse de se porter sur des scènes de massacres inhumains : au Proche-Orient, en Afrique et ailleurs encore. Dans nos pays européens, à intervalles réguliers, des actes terroristes font des ravages. Nous avons tous en mémoire ces corps ensanglantés ou mutilés que les médias étalent sous nos yeux. Certes, la mort qui atteint nos proches et qui attend chacun plonge dans la tristesse. Mais que nous tous, frères en humanité, soyons capables de donner la mort et de torturer, a quelque chose d’intolérable. La violence faite au corps d’autrui porte à son comble le tragique de notre condition mortelle.

Ce qui s’est passé à Jérusalem, au matin de Pâques, est un peu la figure de ce que nous éprouvons devant ces spectacles insoutenables. Un certain vendredi, un groupe de femmes, à la suite de Marie Madeleine précise Saint-Marc, avait eu sous les yeux la souffrance d’un homme torturé, un ami très cher, un innocent mis à mort. Le surlendemain, de grand matin, ce même groupe encore à la suite de Marie Madeleine, comme le précise le texte, a sous les yeux un autre spectacle qui porte à son comble la souffrance de la séparation. Elles avaient en mémoire la pierre qui cachait le corps. Elles s’apprêtaient à chercher comment la repousser pour revoir ce qui restait de celui qu’elles avaient suivi, pour l’honorer en pratiquant les rites funéraires de cette époque. Plus rien ne reste de sa dépouille ; l’arrachement à Celui qui leur avait rendu le goût de vivre redouble celui qu’elles avaient éprouvé en le voyant mourir et la tristesse se change en peur : « Elles furent saisies de frayeur. »

La mort est dépassée

Il n’est pas sans intérêt de constater que l’événement se produit au moment où la nuit croise le jour : « de grand matin ». En même temps, l’espace sombre du tombeau fait contraste avec le vêtement de celui qu’elles découvrent à la place de l’ami perdu : « En entrant dans le tombeau, elles virent un jeune homme vêtu de blanc. » De même que le jour rencontre la nuit, la parole surgit dans les ténèbres et elle chante la vie, elle invite à avancer et à parler : « Il est ressuscité, il n’est pas ici… Il vous précède en Galilée… » Au cœur du drame le plus tragique, ces femmes entendent que la mort n’a pas le dernier mot : « Allez dire... » Certes, un peu plus tard dans la journée, Jésus se manifestera à elles dans sa chair. Mais le mystère que les chrétiens honorent en ce jour est d’abord en ce tombeau où la parole qui fait l’humanité traverse et dépasse la mort inhumaine, à la façon dont le soleil triomphe de l’obscurité. C’était « à l’heure où le soleil se lève ».

Au cœur de notre condition

On fête Pâques à l’heure où le printemps commence et où les arbres verdissent. On célèbre la victoire du Christ en chantant « Alléluia ». On pourrait s’étonner de se sentir invité à la joie alors que des pays sont écrasés par la terreur et où les populations sont ravagées par la faim. « Les chrétiens traversent les batailles une rose à la main » disait Jean Giono au siècle dernier, comme si l’ensemble des baptisés se désintéressait des drames que connaît leur siècle.

Il est vrai que souvent nous partageons l’égoïsme de nos contemporains dans nos pays relativement épargnés. Nous sommes sans doute aveugles sur nos responsabilités dans les drames du monde. Beaucoup de chrétiens ont des choix politiques qui leur permettent de se boucher les yeux sur les attentes des pays ravagés par la violence ou par la faim ; ils se tiennent à l’écart, à l’abri.

Fils de lumière, fils de prophètes

Il est vrai aussi – et chaque fête de Pâques nous le rappelle – que l’annonce du salut se fait entendre au cœur même de notre condition tragique, loin des succès humains et des intérêts particuliers. Le message de la Résurrection est inséparable de la mise à mort du Christ. Le corps du crucifié est le lieu où nous reconnaissons que Dieu nous parle : sa voix a jailli du tombeau. Le corps de l’humanité, il faut bien le reconnaître est mutilé. En ce lieu, nous le croyons, Dieu se fait entendre encore. Au cœur de notre humanité blessée, cachée comme celle du jeune homme en blanc au fond du tombeau, une voix de Dieu se fait entendre. Au cœur de la nuit de l’histoire Dieu parle pour inviter à entrer dans la lumière : « Réveille-toi ô toi qui dors, relève -toi d’entre les morts et le Christ t’illuminera » (St Paul aux Éphésiens).

A travers les cris qui déchirent la nuit de l’histoire, devant la violence qui s’empare des corps, sachons entendre les murmures de Dieu. A coup sûr, il fait savoir que nous ne sommes pas enfermés dans les ténèbres. Le désespoir n’est pas de mise pour celui qui croit à l’Evangile. La foi en la Résurrection est inséparable de l’Espérance.

A coup sûr également Dieu ne nous demande pas de nous résigner à la situation présente en nous consolant à la pensée qu’il y aura, plus tard, un Royaume où les humiliés d’aujourd’hui auront une compensation. Au milieu des souffrances présentes nous avons à déceler cette sorte de lumière qui va nous permettre de trouver le chemin de la vie sans attendre demain : c’est le chemin de la parole. La résurrection, avant d’être la rencontre d’un corps que des mains peuvent toucher est l’accueil d’un message sur les lèvres d’un jeune inconnu ; elle donne la parole à Marie de Magdala et vient jusqu’à nous. Autrement dit, croire à la Résurrection fait de nous des prophètes : les prophètes, dans la tradition biblique parlent au nom de Iahvé et nous marchons à leur suite. La parole du prophète est une parole qui s’indigne : « Chacun dévore la chair de son propre bras ! » disait Jérémie lorsqu’il voyait les fruits de l’injustice de ses contemporains. Belle formule pour désigner l’humanité qui se déchire. A nous de regarder notre histoire, de nous entraider pour dénoncer, sans crainte, ce qui l’abîme, en lui et en nous, et faire reculer la mort. Devenons ainsi « fils de lumière » au croisement de la nuit.

Michel Jondot


Le tombeau vide

La pénombre

Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin alors qu’il fait encore sombre.
Le jour n’est pas encore levé lorsque Marie Madeleine court trouver Pierre et l’autre disciple pour leur annoncer qu’elle a trouvé le tombeau vide. Elle ignore qui a enlevé le corps, elle ne sait pas où on l’a mis et elle en est tout assombrie. Le jour n’est pas encore levé dans le cœur de Marie Madeleine, le vide du tombeau redouble l’obscurité.

Lorsque Pierre et Jean arrivent au tombeau le jour commence à se lever. Il fait suffisamment clair pour que Jean, avant d’entrer dans le tombeau, distingue que le linceul est resté là. Le tombeau n’est pas tout à fait vide : il subsiste une trace de son Seigneur. Mais ce signe demeure bien obscur pour le disciple. Jean reste sur le seuil, il n’entre pas encore. Il demeure dans l’entre-deux, à la limite de la nuit et de la lumière. Il ne fait pas encore jour dans le cœur de Jean.

C’est toujours la pénombre lorsque Pierre arrive et pénètre à l’intérieur du tombeau. Le jour est suffisamment levé pour que Pierre remarque le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place. Pierre voit que ces objets ne sont pas là par hasard, il distingue que la tombe n’est pas en désordre : chaque chose est bien rangée, à sa place. Mais il ne fait pas suffisamment jour pour que Pierre déchiffre ces signes. Le tombeau n’est pas complètement vide ; mais de quoi le voile et le linceul sont-ils les signes ? Pierre ne le voit pas clairement. Le jour ne s’est pas encore levé dans son cœur.

Le jour

C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau.
En voyant le linceul, il n’avait pas compris. Voici qu’il entre et découvre le voile qui avait recouvert la tête de Jésus. Pour Jean, tout devient lumineux : il voit et il croit.

Jusque là un voile était posé sur son propre regard qui l’empêchait de reconnaître les signes de la résurrection. Le voile tombe et Jean voit que le tombeau est réellement vide ! Le mort a disparu ! La mort est vaincue !

Le linceul et le voile, la pierre roulée à l’entrée, ne sont pas les signes de la profanation du tombeau ! Ils sont les signes de la victoire de Dieu sur toutes les forces de ténèbres et de mort !
Le tombeau est vide !
Jean ne cherche plus parmi les morts le premier des Vivants ! Le jour de Pâques s’est levé. Pour Jean, Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !

Jusque là, en effet, les disciples n’avaient pas vu que, d’après l’Ecriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.
Au jour de Pâques devant le tombeau vide, ils découvrent l’Ecriture sous un nouvel éclairage. Le vide du tombeau est comme un mot de passe qui leur permet désormais de déchiffrer ce qui était écrit par les prophètes, ce que Jésus leur avait annoncé.
Le tombeau est vide !
Le linceul et le voile ne recouvrent plus le corps du Fils de l’Homme ! Le vide du tombeau est plein de lumière : Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !

De jour en jour

Le tombeau est vide !
La mort n’est plus le terme de toute existence humaine ! La mort a enfin trouvé plus fort qu’elle !
Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !
C’est le jour de Pâques !

Avant ce Jour, l’humanité entière était recouverte d’un voile de deuil. Chaque homme, depuis sa naissance, marchait inéluctablement vers la mort. Chaque jour le rapprochait de cette échéance fatale. L’ombre de la mort planait sur toute son existence, elle assombrissait jusqu’aux heures de joie. Depuis le jour de Pâques, aux regards des croyants, la mort n’est plus un point final. Désormais le vieillard autant que le jeune enfant peuvent marcher, de jour en jour, vers la Vie ! Les marques de la mort deviennent les signes avant-coureurs de la résurrection. L’Espérance jaillit au cœur des hommes !

En ce jour de Pâques, nous le croyons, Jésus Christ est sorti victorieux de la grande épreuve. En mourant, il a fait mourir la mort. En ressuscitant, il nous donne la Vie. C’est le jour de Pâques sur notre terre qui marche encore dans l’obscurité : l’angoisse continue à nous assombrir et les marques de la mort sont bien présentes parmi nous ; mais, nous le croyons, le tombeau est vide ! La mort n’aura pas le dernier mot ! Plus forte que toute obscurité et toutes ténèbres, une lumière s’est levée au cœur de l’humanité ! Par Jésus, nous recevons la force du ressuscité : la force de faire reculer la mort chaque jour et l’espérance de déboucher un jour dans la pleine Lumière !

Christine Fontaine
Peinture de Dominique Penloup (détail)


Résurrection et insurrection

A l’écart les uns des autres

Il n’est pas rare qu’en sortant d’un monoprix avec un caddie plein de provisions on soit sollicité par les bénévoles des Restaurants du cœur. En faisant appel à notre participation, ils font apparaître au citoyen moyen qu’il est bien loin de ces chômeurs en fin de droits, incapables de faire vivre leurs familles. A tous les coins de rue de nos villes, des bras se lèvent et tendent un gobelet de plastic dans l’espoir d’une piécette qui permettra de se procurer le pain du jour : quand nous passons devant eux, nous sommes mal à l’aise. Nous détournons les yeux non par refus mais plutôt par pudeur. Nous sommes tellement éloignés de ces pauvres gens qu’en répondant à leur attente le lien qui se nouerait serait faux, empreint de pitié plus que de fraternité. Les quatre sous qu’on accepte parfois de leur concéder ne nous rapprocheront pas de ces « parias ». Quelle distance entre les uns et les autres ! Quittez le centre de votre ville pour aller en ces lieux qu’un livre récent appelle ironiquement « Les banlieues de la République » : vous vous y sentirez plus étrangers que lorsque vous partez sur les plages de Tunisie ou dans les temples bouddhiques de Bangkok. Le Carême est fini ; au cours de ces semaines, l’Eglise a tenté de nous ouvrir les yeux sur les abîmes qui se creusent entre les personnes et entre les peuples. Malgré les progrès des moyens de communication, malgré Internet, les humains sont à l’écart les uns des autres.

L’extrême de la séparation

« Ecart ! » Ce mot est une clé pour comprendre le texte que la liturgie fait entendre. Le moment où se situent les événements est assez symbolique : « de grand matin, alors qu’il fait encore sombre ». Nous sommes à l’instant où le jour s’écarte de la nuit. Marie-Madeleine a pris ses distances par rapport aux disciples qui eux-mêmes éprouvent la douleur d’être séparés de Celui qu’ils avaient suivi. Elle croit pouvoir rejoindre la dépouille de Celui en qui elle avait mis sa confiance : le corps est loin (« On a enlevé le Seigneur de son tombeau ! »). Le texte raconte le va-et-vient entre les personnages qui sont séparés les uns des autres. La femme franchit l’espace qui la sépare des deux disciples. Simon-Pierre et Jean font le même parcours pour se trouver devant un grand vide : le souffle avait quitté le corps du Christ et voilà que le corps lui-même est hors de prises, aussi loin du regard humain que la pierre du tombeau l’est des hauteurs du ciel.

En ce point où la séparation est extrême, se produit la résurrection. Celle-ci n’est pas d’abord la rencontre charnelle de Jésus vivant par-delà la mort, comme les disciples d’Emmaüs en feront l’expérience. La résurrection est dans le surgissement, au cœur du vide, de ce qui va faire l’armature du Corps du Christ que nous formons aujourd’hui.

« C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit et il crut ». Avant qu’il ne touche les plaies aux mains et aux côtés du crucifié, sur les lèvres de Jean qui s’appuie sur les Ecritures et prend conscience de l’écart infranchissable, surgit la foi que l’Eglise proclame au cours de chaque vigile pascale. Cette foi – là est le mystère que nous célébrons. Il est important de souligner que la foi ne prend pas naissance dans l’évidence d’une rencontre par-delà la mort. Elle prend sa source au cœur de la séparation. Elle n’est pas une évidence mais elle n’est pas non plus une illusion. Elle s’appuie sur une parole, la parole de l’Ecriture. Elle s’appuie sur une promesse. « Il vous attend comme il l’a dit », précisent les trois autres évangélistes. La foi n’est pas chrétienne si elle ne s’accompagne pas d’une attente qu’on appelle espérance. Là encore, ne sombrons pas dans l’illusion. L’espérance peut être dangereuse : qu’on songe aux promesses des lendemains qui chantent ; elles ont conduit au Goulag des millions d’hommes et d’enfants. L’espérance n’est chrétienne que si elle se déploie en amour et l’amour agit dans le présent et le concret. Croire, espérer et aimer : ces trois actes sont inséparables. Ils forgent l’être chrétien et prennent naissance aux bords d’un tombeau. Il est important que la foi de Jean se soit exprimée en présence de deux amis. Le lien qui les unit est comme un arbre qui produira du fruit. On en prendra conscience bientôt dans les rues de Jérusalem et de Palestine : l’amour des croyants les mettra en mouvement. Il conduira Jean à être condamné aux mines de sel et entraînera Pierre jusqu’à Rome où il sera mis en croix à son tour. « Personne n’a un plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’il aime ». La parole de Jésus prendra bientôt chair !

La cohérence pascale

Celui qui consent à se tourner vers Jésus Christ pour recevoir confiance et paix dans les épreuves, devient une créature nouvelle, toujours nouvelle. Il entre chaque jour davantage dans l’intimité de Dieu.

Pâques 2012. L’espérance est en danger devant les écarts qui se creusent. L’humanité se pulvérise et chaque individu se replie sur soi. En réalité l’écart entre les uns et les autres est le seul espace où la foi peut se dire en vérité pour cette raison qu’elle affirme l’espérance au cœur d’un monde menacé par le nihilisme. Elle invite à l’espérance qui n’est pas illusoire puisqu’elle n’est chrétienne que dans la mesure où, inséparable de l’amour, elle invente les chemins d’un monde nouveau où chacun est le frère de tous et en priorité frère du plus défavorisé. L’Eglise d’Occident est en dégénérescence aux dires des sociologues. Ce n’est pas grave, dans la mesure où les chrétiens d’aujourd’hui sont pris dans la cohérence pascale. J’écoutais récemment, à France Culture, Julie Kristeva, une athée qui tient au dialogue avec les chrétiens. Certes, elle reprochait à l’Eglise ce qu’elle considère comme de l’obscurantisme. Mais, ajoutait-elle, les croyants nous apprennent ce qu’elle appelle l’empathie, c’est-à-dire la capacité de souffrir avec tous. Chrétiens, l’Esprit de Pâques est en nous. Chrétiens, si nous croyons en vérité, il nous faut mettre les mains à la charrue pour changer la face de la terre. Croyants, disciples de Jésus, Pâques est une invitation – le mot est à la mode – « à l’insurrection» chrétienne.

Michel Jondot
Peinture de Dominique Penloup (détail)